Unsettling Settler Food Movements: Food Sovereignty and Decolonization in Canada
Author(s) -
Zoe Matties
Publication year - 2016
Publication title -
cuizine the journal of canadian food cultures
Language(s) - French
Resource type - Journals
ISSN - 1918-5480
DOI - 10.7202/1038478ar
Subject(s) - food sovereignty , foodways , indigenous , colonialism , decolonization , sovereignty , food systems , food studies , food security , sociology , political economy , political science , gender studies , environmental ethics , agriculture , anthropology , history , law , ecology , politics , archaeology , philosophy , biology
This article examines the connections between agriculture, alternative foodmovements, and settler colonialism. In particular I examine how settler agriculture andcontrol of food throughout the nineteenth and twentieth centuries has been used as a tool ofcolonization, and how food sovereignty offers a corrective to the imposition of Western,colonial, gendered, and racialized foodways. I also explore Indigenous food sovereignty inNorth America as a model that honors and reclaims Indigenous foodways andself-determination, and addresses the alarming rates of food insecurity and diet-relatedhealth issues among Indigenous populations. Following in the footsteps of feminist anddecolonial scholars, I seek to critically analyse the discourses of alternative foodmovements to discover how alternative food movements can transform the colonial systemrather than unconsciously perpetuate it. I argue that as settlers working to createequitable and sustainable food systems we must recognize complicity in colonialism, engageIndigenous perspectives and narratives, and work to support Indigenous communities seekingIndigenous food sovereignty and self-determination. To do so requires creating alliancesbased on learning about our differences from and with each other, and embracing settlerdiscomfort as a motivation for change.Cet article analyse les liens entre l’agriculture, les pratiques alimentairesalternatives, et la colonisation des territoires. Plus particulièrement, je m’intéresse àl’agriculture coloniale et le contrôle des aliments comme outils de colonisation au 19esiècle et au 20e siècle. Dans cette même veine, j’argumente que la souveraineté alimentaireoffre un moyen de corriger le tir quant à l’imposition d’échanges et d’identitésalimentaires occidentales, coloniales, genrées, et racialisées. Je conçois la souverainetéalimentaire des peuples autochtones en Amérique du Nord comme un modèle qui salue et réclamel’autodétermination de ces peuples et de leurs cultures culinaires. De ce modèle découle uneanalyse examinant des taux d’insécurité alimentaire alarmants et les problèmes de santé liésaux réalités alimentaires au sein de ces collectivités. Je mobilise la décolonisation et leféminisme comme cadres théoriques, afin d’analyser les divers discours alimentaires, le butétant d’élucider comment les mouvements alternatifs peuvent soit contrer ou soutenir despratiques alimentaires colonisatrices. Nous devons reconnaître notre complicité en tant quecolonisateurs, tenter de mieux comprendre les perspectives autochtones, et de travaillerassidument pour offrir un appui à la souveraineté alimentaire autochtone. Cela veut dire,entre autres, d’échanger pour mieux se comprendre mutuellement, et de reconnaîtrel’inconfort lié à l’identité colonisatrice comme moyen de motiver deschangements
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