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Impacts de l’infection à VIH chez les enfants malnutris aigus sévères hospitalisés dans une Commune urbaine du district de Bamako
Author(s) -
Mamadou Traoré
Publication year - 2022
Publication title -
mali santé publique
Language(s) - French
Resource type - Journals
ISSN - 1987-0728
DOI - 10.53318/msp.v11i2.2187
Subject(s) - gynecology , human immunodeficiency virus (hiv) , medicine , humanities , art , family medicine
La malnutrition est un problème majeur de santé publique dans le sahel. Ses principales causes sont l’inadéquation de la ration alimentaire et les infections à répétition souvent favorisées par l’immunodéficience due au VIH. Le but de cette étude était de connaitre l’impact de l’infection à VIH/Sida chez les enfants hospitalisés pour malnutrition aigüe sévère. Matériels et méthodes : Il s'agissait d'une étude prospective descriptive et analytique effectuée à l’URENI du Centre de Santé de Référence de la Commune V de Bamako entre le 01er Janvier et le 31 Décembre 2017. Ont été inclus, tous les enfants admis à l’unité de récupération et d’éducation nutritionnelle du CSRéf dont les parents ont accepté de participer à l’étude. Les paramètres étudiés ont été : les caractéristiques sociodémographiques (âge, sexe, résidence, niveau d’instruction et profession des parents…) et cliniques (antécédents pathologiques, statuts sérologiques, état clinique, durée de séjour en hospitalisation…). Résultats : Sur 200 enfants, 27 ont eu une sérologie VIH positive, soit une prévalence de 13,5%. Les enfants de 0 à 12 mois ont été majoritaire (51%) avec un sexe ratio de 1,33. L’infection VIH a été plus fréquente chez les enfants dont les pères ont un niveau d’instruction intermédiaire (p=0,0001). Un tiers soit 33% des enfants infectés étaient à leur deuxième hospitalisation P= (0,010). Le marasme a été la forme clinique de malnutrition la plus fréquente 82%. L’altération sévère de l’état général a été fréquente chez les enfants VIH (78%) avec (p=0,010). La durée moyenne d’hospitalisation (7,14±3,15 jours) ne dépendait pas du statut sérologique (P=0,763). L’infection à VIH a augmenté le risque de décès à l’URENI, 22% contre 5% chez les enfants non infectés (P= 0,007).

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