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Fossil hominoids: an educational help in Africa
Author(s) -
Brigitte Sénut
Publication year - 2009
Publication title -
revue de primatologie
Language(s) - French
Resource type - Journals
ISSN - 2077-3757
DOI - 10.4000/primatologie.364
Subject(s) - humanities , political science , art
L’Afrique est un continent privilégié pour décrypter notre histoire partagée avec celle des grands singes et comprendre l’émergence de notre famille en rapport avec l’environnement. Aujourd’hui de nombreuses expéditions  internationales mènent des recherches sur le continent et plus spécialement dans les pays d’Afrique orientale. Le riche patrimoine fossile découvert dans des endroits souvent isolés est transféré dans les musées nationaux, (créés le plus souvent par des expatriés) et situés dans les capitales où l’accès y est plus facile pour les chercheurs internationaux, mais souvent difficile voire impossible pour les gens qui habitent près des sites fossilifères. Que se passe-t-il au niveau local ? Le plus souvent, les populations ont été marginalisées, des sentiments de frustration sont apparus, notamment en raison de la grande médiatisation des découvertes de laquelle les locaux sont souvent exclus. Or, ce sont ces populations locales qui sont les gardiennes du patrimoine. Les choses changent progressivement et aujourd’hui, de plus en plus de chercheurs de terrain s’impliquent dans la vie locale et les besoins locaux. Notre engagement de scientifique en tant que citoyen est fondamental : l’éducation est un droit pour tous, comme cela est signalé dans la déclaration universelle des droits de l’homme. Dans le cadre des travaux entrepris en Afrique avec l’équipe, des grands singes et des hominidés fossiles ont été découverts dans trois pays africains sur lesquels cet article est focalisé : l’Ouganda, le Kenya et la Namibie ; ces données montrent que l’évolution des grands singes ne s’est pas déroulée exclusivement en Afrique orientale, mais bien sur l’ensemble du continent, comme cela a été confirmé plus récemment par des découvertes en Afrique centrale et occidentale. Ces découvertes ont été réalisées avec des citoyens de chacun de ces pays et ont donné lieu à des formations faites sur le terrain ou au laboratoire et à la création de musées locaux ou d’expositions, qui sont des lieux de transmission des savoir qui touchent directement les populations, car elles sont un  plus pour l’éducation. Le savoir a été transféré à l’extérieur du continent pendant plusieurs décennies, mais aujourd’hui il y a une réelle appropriation locale de ces patrimoines qui ne peut être que bénéfique pour la préservation et la transmission de ces derniers. En outre, dans certains cas, la création de ces musées a engendré des visites de touristes et on peut penser qu’à long terme la culture scientifique aura sa place dans le développement durable. Africa is a key continent for unravelling hominid history shared with that of apes and to understand the emergence of our family in relation to the environment. Today numerous international field expeditions carry out researches on the continent and especially in East Africa. The rich fossil heritage discovered in often isolated places is transported to national museums (created mostly by expatriates during colonial period) and located in the capitals where access is easy for international researchers but difficult for the people who are living close to the fossil sites. What happens at the local level? Generally, the local populations have been marginalized; feelings of frustration appear, in particular because of the mediatic impact of the discoveries from which they are often excluded. But, these local populations are the guardians of the heritage. Things are changing gradually and today, more and more field researchers get involved with the local needs. Our commitment of scientist as responsible citizen is fundamental: education is a right for all as expressed in the universal declaration of human rights. During the expeditions of our team to Africa, fossil apes and hominids were discovered in three African countries on which this article is focused: Uganda, Kenya and Namibia. These data suggest that the evolution of the apes did not take place exclusively in Eastern Africa, but was more panafrican, a proposal later confirmed by finds in Central and Western Africa. These discoveries were made with citizens of each of these countries and one way of getting feedback to the local people is to train young scholars in our field as well as to build local museums or exhibits, for educational purposes. For many years, knowledge was transferred outside the African continent, but today as before it is the right of the people and the duty of the scientists to leave it locally. There is an appropriation by the people of their heritage, which is an advantage for its preservation and the future of education. In some cases, field museums became tourist attractions; in the long term, the scientific culture could be part of sustainable development

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