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Libertinage, hermaphrodisme et masculinité
Author(s) -
Filippo D’Angelo
Publication year - 2010
Publication title -
les dossiers du grihl
Language(s) - English
Resource type - Journals
ISSN - 1958-9247
DOI - 10.4000/dossiersgrihl.3964
Subject(s) - computer science
Depuis les réflexions de Pierre Charron sur la preud’homie, la dissociation entre la figure de l’esprit fort et le genre du sexe faible s’est imposée comme un principe constitutif de la littérature d’inspiration libertine. Faut-il pour autant considérer que, dans la culture hétérodoxe du xviie siècle, la masculinité de l’esprit fort relève d’une véritable distinction de genre ? Les auteurs libertins prônent-ils réellement un imaginaire viril de la raison naturelle ? Des œuvres telles que L’Autre monde de Cyrano de Bergerac, les Aventures de Charles Dassoucy ou La Terre australe connue de Gabriel de Foigny montrent que, parfois, la figure de l’esprit fort peut être associée à l’effacement de la différence sexuelle, notamment à travers les personnages d’hermaphrodites. En même temps, le dépassement libertin de la notion de genre est plus apparent que réel : il reste, en dernière instance, une pure hypothèse fictionnelle marquée par les traces de cette même domination masculine qu’il semblerait remettre en cause. According to Pierre Charron’s reflections on the « preud’homie », the dissociation between the figure of the free thinker and the gender of the weaker sex prevailed as a founding principle of the libertine-inspired literature. For all that, do we have to believe that, in the heterodox culture of the 17th century, the masculinity of the free thinker came from a real genre distinction? Did libertine writers really support a virile image of the natural mind? Works such as L’Autre monde by Cyrano de Bergerac, the Aventures by Charles Dassoucy or La Terre australe connue by Gabriel de Foigny show us that sometimes the image of the free thinker can be linked to the erasure of the sex difference using hermaphrodite characters. At the same time, the libertine power of the gender notion is more apparent than real. At the end, it is only a simple hypothesis marked by the signs of the masculine domination, the same domination that it seems to criticize

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