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Per modum quem solent tenere heretici in respondendo. Confessione, prova e dissimulazione nel tribunale di Jacques Fournier (1318-1325)
Author(s) -
Irene Bueno
Publication year - 2009
Publication title -
les dossiers du grihl
Language(s) - French
Resource type - Journals
ISSN - 1958-9247
DOI - 10.4000/dossiersgrihl.3472
Subject(s) - humanities , philosophy , art
La conservation des confessions héréticales dans les registres inquisitoriaux doit être considérée comme le produit de tensions, conflits et ruptures culturelles entre inquisiteur et accusé. En se concentrant sur le registre inquisitorial de Jacques Fournier (1318-1325), le présent article met en évidence les contraintes et les pressions affectant la construction des confessions durant le procès inquisitorial, déterminant comment certaines assertions s’imposent plutôt que d’autres, du fait des mécanismes duplices et opposés mis en œuvre par le juge et l’accusé. La tranformation des confessions orales en dépositions écrites en latin, avec la distance culturelle qui séparen les individus soumis au procès à leurs interrogateurs, a une influence directe sur l’issue des confessions. Par ailleurs, de nombreuses stratégies de dissimulation et de mensonge employées de manière récurrente par les accusés jouent un rôle important dans l’occultation de leur subjectivité. La signification des tentatives de simulation doit être interprétée en relation directe avec la procédure inquisitoriale, en donnant une importance particulière au système de preuve spécifique des procès contre les hérétiques de la fin du Moyen-Âge. Une discussion rapprochée des catégories associées de preuve, confession et mémoire, montre comment les traits distinctifs de la procédure inquisitoriale affectent la construction des souvenirs : en particulier la mémoire et sa contre-partie, l’oubli, furent utilisés par les accusés comme stratégie délibérée de dissimulation et d’occultation. Diverses tentatives d’éviter de répondre et de tromper les attentes inquisitoriales deviennent ainsi visibles dans les dépositions relâchées devant Jacques Fournier. The preservation of heretical confessions in inquisitorial records needs to be regarded as the product of tension, conflict, and cultural clash between inquisitor and accused. Focusing on the inquisitorial register of Jacques Fournier (1318-1325), this article highlights strains and pressures affecting the construction of confessions during the inquisitorial trial, determining how certain assertions surfaced instead of other ones, under the duplex and opposed mechanisms set in motion by the judge and the defendant. The transformation of oral confessions into written records in Latin and the cultural distance between the individuals involved in the trial had a direct influence on the outcome of confessions. On the other hand, multiple strategies of dissimulation and lies recurrently employed by the accused played a relevant role in the concealment of their subjectivity. The significance of simulative attempts needs to be read in close relation to inquisitorial procedure, placing particular emphasis on the late medieval system of proof in trials against heretics. A close discussion of the interwoven categories of proof, confession, and memory shows how the features of inquisitorial procedure affected the shaping of remembrances: In particular, memoryand its counterpart, forgetfulness, were used as a deliberate strategy of dissimulation and concealment recurrently used by the accused. Diverse attempts to avoid answering and deceive the inquisitorial expectations occur in the depositions released to Jacques Fournier

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