
Entre fermeture et perméabilité, analyse des contrôles d’accès des résidences sécurisées en France
Author(s) -
Gérald Billard
Publication year - 2012
Publication title -
articulo
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.19
H-Index - 6
ISSN - 1661-4941
DOI - 10.4000/articulo.1967
Subject(s) - medicine , humanities , philosophy
Le déploiement d’un arsenal sécuritaire (grille, portail, digicode, caméra, etc.) est devenu depuis quelques années en France un élément central de nombreux produits mis sur le marché par les promoteurs immobiliers. Des travaux collectifs réalisés par Billard, Madoré (dir.), Chevalier, Raulin, Taburet et Vuaillat – dans le cadre d’un contrat de recherche financé par l’Institut National des Hautes Études de Sécurité (2008) – montrent à la fois la diffusion nationale de ces offres immobilières sécurisées et leur banalisation dans certaines régions (Ile de France, Couloir rhodanien, Midi-Pyrénées, Côte d’Azur). Dans ces conditions, il apparaît légitime de s’interroger sur la fragmentation urbaine induite par la multiplication des enclaves fermées. Entre production de frontières imperméables, barrières symboliques ou partielles, et pragmatisme des résidents, le gradient de fermeture oscille d’une opération résidentielle à l’autre, complexifiant indéniablement la vision d’un espace urbain de plus en plus carcéral. For several years, the display of a security arsenal (gate, fence, digicode, video-camera) has become the central criterion for many new real estate operations. A collective study conducted by Billard, Madoré (dir.), Chevalier, Raulin, Taburet and Vuaillat – financed by the Institut National des Hautes Etudes de Sécurité (2008) – shows the national spread of this kind of secured real estate products as well as their standardization in some french regions (Paris metropolitan area, Rhône Valley, Midi-Pyrénées, French Riveria…). Regarding this situation, it would be appropriate to focus our attention on the urban fragmentation induced by this large implementation of gated communities. Due to the production of impassable frontiers, symbolic or partial gates and the pragmatism of the inhabitants, the degree of enclosure differs from one real estate offer to another, making confused the vision of urban spaces getting more and more carceral.