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De la Monarchie exécutive ou les apories de la gestion de la rente géostratégique
Author(s) -
Thierry Desrues
Publication year - 2006
Publication title -
l'année du maghreb/l'année du maghreb
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 2109-9405
pISSN - 1952-8108
DOI - 10.4000/anneemaghreb.312
Subject(s) - humanities , political science , art
En 2004, le Maroc a clos la cinquième année de la « nouvelle ère ». La presse\udmarocaine a profité de l’occasion pour présenter un bilan du règne de des principes, le manque de lisibilité des processus de prise de décision et la\udprécarité ou le déficit d’institutionnalisation des instances et des acteurs qui concourent à la représentation de la souveraineté populaire 4. Mohamed VI qui apparaît marqué du sceau de la réforme 1. Si certaines plumes\udn’ont pas dérogé à la tentation apologétique, tel H. Aourid 2, l’état des lieux est\uden général nuancé, selon que les analyses mettent l’accent sur les réalisations\udou sur les carences de la « transition démocratique » ; ce qui, en soi, est un\udindice des progrès chaotiques, au gré de la fixation des lignes rouges, vers la\udconsolidation d’une opinion publique. Les avancées vers la démocratie et la\udmodernité au nom de la réforme du Code de la famille et de la création de\udl’Instance Équité et Réconciliation (IER) contrastent avec les critiques qui\udportent principalement sur le maintien de pratiques propres au mode de\udgouvernance makhzénien 3. Ce type d’exercice sortant du cadre qu’impose la\udchronique annuelle, il s’agira ici de présenter une sélection d’événements qui\udnous ont semblé saillants tout en les situant dans une trajectoire, afin, dans la\udmesure du possible, de dégager ou non des régularités.\udLes principes, à défaut de développements, qui articulent le projet politique\udet les choix de société divulgués par les discours du roi, se résument à\udl’édification d’un Maroc uni, démocratique, solidaire, ouvert et développé\uddans le cadre d’une monarchie exécutive qui règne et gouverne. Tels sont les\udtermes d’une équation qui se prête à la confrontation avec les événements,\udmais dont la solution demeure du domaine de l’incertitude, vu la généralité. Ces apories de la Monarchie exécutive (attentisme et implication)\udconduisent de nombreuses analyses à insister sur le risque que court le régime\udde subir les changements imposés par l’évolution de la société, les attentes de\udses alliés occidentaux et des bailleurs de fonds, les conséquences non souhaitées\uddes processus en cours, les imprévisibles catastrophes naturelles ou\udencore les éventuels revers dans la gestion de la « cause sacrée » du Sahara.\udDurant le règne précédant, la Monarchie a su faire preuve de pragmatisme pour asseoir son hégémonie intérieure en se conciliant des appuis extérieurs\ud11. Dans quelle mesure maintient-elle sa capacité à articuler avec succès\udla gestion de la rente géostratégique et l’évolution des conditionnements politiques\udintérieurs en vue de renforcer son rôle central ? L’analyse de l’année 2004 s’inscrit dans ces questionnements tant la gestion du pays semble relever de son adéquation avec le « temps mondial ».Peer reviewe

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