Droit romain et Code Noir. Quelques réflexions a posteriori
Author(s) -
Frédéric Charlin
Publication year - 2015
Publication title -
clio themis
Language(s) - French
Resource type - Journals
ISSN - 2105-0929
DOI - 10.35562/cliothemis.1491
Subject(s) - humanities , colonialism , code (set theory) , ethnology , political science , art , history , law , computer science , set (abstract data type) , programming language
À Rome la servitude est domestique, avant les conquêtes qui en transforment la nature. L’esclavage colonial est une exploitation économique fondée sur la traite négrière. Comment les administrateurs appréhendent-ils la qualification juridique de l’esclave ? Le Code Noir reprend-il des règles locales ou des précédents romains pour encadrer une pratique en fonction des effets attendus sur la propriété des colons ? Si le droit romain sert de matrice, s’agit-il d’une simple reprise ou d’une influence indirecte ? L’esprit des solutions antiques est certes présent, mais non indispensable dans la définition légale des « nègres ». Le droit romain offre un outil conceptuel a posteriori pour comprendre les rouages d’un statut spécifique, à la charnière du droit de propriété et de l’état des personnes.
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