
The Enigma of Erasmus' <i>Conficiendarum epistolarum formula</i>
Author(s) -
Judith Rice Henderson
Publication year - 1969
Publication title -
renaissance and reformation
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.1
H-Index - 5
eISSN - 2293-7374
pISSN - 0034-429X
DOI - 10.33137/rr.v25i3.12057
Subject(s) - humanities , art , erasmus+ , philosophy , art history , the renaissance
Le mystère de la Conficiendarum epistolarum formula d'Érasme
Des recherches récentes ont contribué à établir l'histoire de la publication et l'authenticité de la Brevissima maximeque compendiaria conficiendarum epistolarum formula attribuée à Érasme (Bâle? Adam Petri? 1519-20?), mais sa place dans l'histoire de la composition de l'Opus de conscribendis epistolis (Bâle : Johann Froben, 1522) reste un mystère. La Formula peut se comparer au traité terminé d'Érasme sur l'art épistolaire et à deux premières versions antérieures: celle de 1499-1500, publiée comme édition pirate sous le titre de Libellus de conscribendis epistolis (Cambridge: John Siberch, 1521) et celle de 1505-6, largement citée dans la Syntaxis de Johannes Despauterius (Paris: Josse Bade, 1509). Cette comparaison suggère que la Formula est une collection de notes prises par Érasme après juillet 1501, quand il révisait son traité pour répondre à deux ouvrages récents: les écrits d'Angelo Poliziano, comprenant, pour la première fois, un recueil de sa correspondance (juillet 1498), et l'editio princeps des Epistolimaioi charaktéres attribué à Libanius (juillet 1501). La Formula montre Érasme aux prises avec les problèmes soulevés par la controverse de Cicéron. En défense de sa propre rhétorique de l'art épistolaire contre le néo-classicisme extrême, Érasme progresse vers l'équilibre entre l'ars médiéval et l'imitatio classique qu'il atteindra dans l'Opus de conscribendis epistolis.