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Le roseau commun (Phragmites australis) : un capital naturel utilisé en litière pour le logement des vaches allaitantes
Author(s) -
Daphné Durant,
Anne Farruggia,
Alexandre Tricheur
Publication year - 2021
Publication title -
biotechnologie, agronomie, société et environnement
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.34
H-Index - 36
eISSN - 1780-4507
pISSN - 1370-6233
DOI - 10.25518/1780-4507.19164
Subject(s) - geography , humanities , forestry , art
Description du sujet. Située en marais, la ferme expérimentale INRAE de Saint Laurent de la Prée cherche des alternatives à la paille de céréales pour le logement de ses vaches allaitantes. Objectifs. Cette étude vise à explorer l’utilisation du roseau commun (Phragmites australis) en litière pour des vaches allaitantes, à travers ses aspects pratiques mais aussi économiques. Méthode. Menée deux années consécutives (2018-2019), cette étude a consisté à comparer des litières composées soit de roseau, soit de paille de céréales dans une stabulation libre paillée pour des vaches allaitantes. Les mesures ont porté sur la capacité d’absorption en eau des litières, la propreté des vaches à fréquence et quantité de litière apportée égales, la composition des composts issus de ces litières et enfin, le cout de revient du roseau. Résultats. La paille a une plus grande capacité d’absorption en eau par rapport au roseau. Les gains de poids moyens de la paille étaient d’environ + 63 et + 41 % en années 1 et 2, respectivement, par rapport au roseau. Cependant, les vaches logées sur du roseau étaient globalement dans un état de propreté semblable à celles hébergées sur de la paille. Le compost de roseau a une valeur fertilisante très proche de celle du compost de paille. Le cout de revient du roseau était de 53 €·t-1 et 92 €·t-1 pour les années 1 et 2. Il est compétitif par rapport à l’achat de paille (100 €·t-1 de paille livrée) et il l’est d’autant plus que la roselière est proche de la ferme. Conclusions. Le roseau utilisé comme litière pour le logement des vaches allaitantes pourrait être une alternative à la paille dans les exploitations de marais, à condition d’adopter une gestion des roselières adaptée à leur biologie et à la biodiversité qu’elles abritent.

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