
Meet Me at the Fair: Sociability and Reflexivity in Nineteenth-Century World Expositions
Author(s) -
Ma Niquette,
William J. Buxton
Publication year - 1997
Publication title -
canadian journal of communication
Language(s) - English
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.343
H-Index - 8
eISSN - 1499-6642
pISSN - 0705-3657
DOI - 10.22230/cjc.1997v22n1a977
Subject(s) - exposition (narrative) , reflexivity , sociology , negotiation , identity (music) , space (punctuation) , interpersonal communication , media studies , aesthetics , art , social science , literature , linguistics , philosophy
The reception process of the exposition medium cannot be dissociated from the interpersonal setting in which the visitors are involved. This paper begins with a review of the studies done on sociability in museums. It shows that issues related to reflexivity, as they bear on both the properties of the medium and the relations between visitors, have been neglected. The review is followed by a study of the social experience of world's fair visitors in the nineteenth century, at the birth of the modern museum. This is done through a content analysis of cartoons showing visitors in interaction with one another. It is argued that the exposition medium became a space of social differentiation through linkages between three levels of reflexivity: (1) institutional reflexivity, which is related to the ways by which the exposition transforms the crowd into a self-regulating organization; (2) individual reflexivity of visitors' interaction through which the exposition becomes a strategic space for the negotiation of self-identity; and (3) reflexive action of humour magazines, the role of which was to create categories of social interaction in public places and to reduce them to stereotypes. Résumé: Le processus de réception inhérent au média "exposition" ne peut être dissocié des rapports interpersonnels dans lesquels sont engagés les visiteurs. La revue des études réalisées sur la sociabilité au musée montre que les phénomènes de réflexivité, tant en ce qui concerne les propriétés du média que les relations entre visiteurs, ont été négligés. Cette revue est suivie d'une étude de l'expérience sociale des visiteurs lors d'une exposition universelle du dix-neuvième siècle, à l'origine du musée moderne. Pour ce faire, les auteurs ont analysé le contenu d'une série de dessins humoristiques sur lesquels sont représentés des visiteurs interagissant les uns avec les autres. Il est soutenu que l'imbrication de trois niveaux de réflexivité a fait du média "exposition" un lieu de division et de différenciation sociale: 1) la réflexivité institutionnelle qui a fait de la foule une organisation auto-régulatrice; 2) la réflexivité individuelle émanant des interactions entre visiteurs et en vertu de laquelle l'exposition est devenue un espace stratégique de négociation de l'identité personnelle; 3) la réflexivité des magazines d'humour dont le rôle était de créer des catégories décrivant des façons d'interagir en public et de réduire ces catégories à de simples stéréotypes.