
C’EST QUOI, LE EN DU GÉRONDIF ?
Author(s) -
Tatjana Samardžija
Publication year - 2021
Publication title -
godišnjak filozofskog fakulteta u novom sadu/godišnjak filozofskog fakulteta u novom sadu
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 2334-7236
pISSN - 0374-0730
DOI - 10.19090/gff.2021.2.129-156
Subject(s) - humanities , philosophy
L’article contraste, d’un côté, les travaux qui voient dans le gérondif une structure bi-morphématique, composée de la préposition en et du participe présent (Waugh, 1976 ; Kindt, 1999 ; Anscombre, 2001 ; Lipsky, 2003 ; Khammari, 2006 ; Wilmet, 2007 ; Cuniţă, 2011 ; Rihs, 2013) et, de l’autre, la critique de cette position, présentée par G. Kleiber (2007a et b), qui propose de considérer le gérondif comme une structure mono-morphématique, résultant de la grammaticalisation de l’union entre l’ancienne préposition EN et la forme -ANT, qui n’est plus équivalente au participe présent moderne.
Nous concentrant sur deux points principaux – l’identité de en dans le gérondif et l’aspect sécant du participe présent – nous soutenons qu’il est indispensable de réunir les faits diachroniques et synchroniques pour offrir une vue synthétique et conciliatrice du gérondif, où en garde toujours l’essentiel de son sémanisme, en modifiant de manière profonde les propriétés aspectuelles de la forme participiale en -ant. Il se crée ainsi une structure complexe figée dont la fonction est d’introduire un cadre temporel et logique pour le prédicat principal, auquel elle impose différents degrés de coalescence.