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Psychanalyse, mort de Dieu et kénose
Author(s) -
Jean-Daniel Causse
Publication year - 2011
Publication title -
laval théologique et philosophique
Language(s) - English
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.1
H-Index - 5
eISSN - 1703-8804
pISSN - 0023-9054
DOI - 10.7202/1005485ar
Subject(s) - philosophy , humanities
Reprenant les développements de Freud à propos de la religion du Père, le psychanalyste Jacques Lacan a soutenu que l’affirmation selon laquelle « Dieu est mort » n’exprime pas une position d’athéisme radical, mais au contraire le fait paradoxal que nul ne peut se dire vraiment athée. La mort de Dieu est ainsi au fondement de la croyance et de ses diverses manifestations religieuses. C’est ce qu’évoque le mythe freudien de Totem et tabou. À partir de là et dans le contexte philosophique des années 1960, Lacan proposera comme véritable formule de l’athéisme non pas que « Dieu est mort » puisqu’il l’est depuis toujours, mais que « Dieu est inconscient ». Cette contribution revient sur la définition lacanienne de l’athéisme afin de la mettre en rapport avec la thématique chrétienne de l’incarnation et le motif paulinien de la kénose. On souligne alors la façon dont l’incarnation, comprise comme mouvement de la kénose, permet de comprendre anthropologiquement ce qu’est le corps de l’humain.Taking up Freud’s developments on the religion of the Father, the psychoanalyst Jacques Lacan asserted that the affirmation “God is dead” expresses, rather than a position of radical atheism, the paradoxical fact that no one can call himself a true atheist. The death of God, therefore, is the very basis of believing and of its religious expressions. This is the purport of Freud’s myth in Totem and Taboo. On this basis, and in the philosophical context of the 1960s, Lacan suggested a new formula for atheism : not “God is dead”, since he has been dead forever, but “God is unconscious”. This article aims at reading Lacan’s definition of atheism in the light of the Christian concept of incarnation and of Paul’s concept of kenosis. The author shows how incarnation, when it is understood as the very movement of kenosis, may be the basis for an anthropological understanding of the human body

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