L’hypothèse du parallélisme schizo-primitif
Author(s) -
H Steck,
Florence Choquard
Publication year - 2018
Publication title -
swiss archives of neurology psychiatry and psychotherapy
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.131
H-Index - 13
eISSN - 2297-7007
pISSN - 2297-6981
DOI - 10.4414/sanp.2018.00540
Subject(s) - context (archaeology) , psychology , perspective (graphical) , humanities , presentation (obstetrics) , psychoanalysis , philosophy , medicine , art , history , archaeology , radiology , visual arts
Assistant pendant l’hiver 1917–1918 dans la capitale, il pratique la médecine de guerre et suit divers enseigne ments hospi taliers et académiques. Puis, de retour en Suisse au printemps 1918, il rencontre von Monakow, aux côtés duquel il travaille pendant un semestre à Zurich. Cette date d’anniversaire est donc marquante à plus d’un titre. Premièrement, selon une perspective synchronique, brossant ici un tableau très éclectique, nous décrirons cette brève période de 1917–1918 à partir des pratiques de la psychiatrie, de la neurologie et de la psychologie telles que ce médecin helvète les expérimente auprès de ses confrères à Paris puis à Zurich. En effet, c’est à l’Institut d’anatomie du cerveau qu’il rencontre von Monakow, auprès duquel il travaille pendant six mois. Il effectue des recherches sur la paralysie générale, cela avant d’obtenir une place d’assistant aux côtés d’Eugen Bleuler au Burghölzli. On le sait, l’ouvrage «Le groupe des schizophrénies», publié en 1911, constitue un apport considérable tant sur le plan de la théorie que de la clinique. Les divers médecins auprès desquels Steck travaille servent de références fondamentales à sa formation, comme en témoignent ses écrits scien tifiques, sa pratique et ses notes personnelles. Ces divers champs de la psychiatrie délimitent donc le terreau à partir duquel il va élaborer une hypothèse personnelle. Deuxièmement, adoptant une perspective diachro nique, nous verrons comment l’hypothèse selon la quelle il existe un «parallélisme schizoprimitif» tel qu’il l’énonce en janvier 1918 jouera un rôle consi dérable dans toute sa vie professionnelle. En effet, par les idées évoquées dans l’«Essai sur la pensée imagina tive (Denken ohne Worte)» [1], Steck inaugure l’exposé des recherches qu’il mènera pendant soixante ans au sujet du langage, de la pensée primitive et de la peinture magique des schizophrènes. Cette piste sur laquelle il s’aventure à l’âge de 27 ans se révélera fort productive à divers niveaux, en particulier dans le cadre du travail clinique et dans les études sur l’art pathologique. Cela constitue l’essentiel de notre propos: s’il est vrai que Steck a peu approfondi une théorisation de la psychopathologie du langage et de l’expression, en revanche son intérêt pour la mentalité primitive des schizophrènes, à savoir les aspects verbaux et non verbaux d’une expression hors norme, déviante, déli rante, soustend, d’une part, de nombreuses appli cations cliniques, d’autre part, la mise en valeur artis tique des œuvres des patients. Ainsi, première ment, cherchant à comprendre le vécu des malades et à attribuer une signification à leur délire, il analyse Summary
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