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L’Alzheimer familial précoce dans le film Still Alice
Author(s) -
Lana Kapanci,
Laura Franscini,
Lucile Fracheboud,
Louise Penzenstadler,
Emiliano Albanese,
Ariella Machado,
Gerard Calzada
Publication year - 2017
Publication title -
swiss archives of neurology psychiatry and psychotherapy
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.131
H-Index - 13
eISSN - 2297-7007
pISSN - 2297-6981
DOI - 10.4414/sanp.2017.00522
Subject(s) - psychology
Still Alice (2014, USA) est un film dramatique réalisé par Wash Westmoreland et Richard Glatzer. Il s’agit d’une adaptation du roman best-seller de la neuro scientifique Lisa Genova, professeure en neurosciences. Il met en scène l’évolution et la dégradation de l’état d’Alice, atteinte d’Alzheimer familial précoce, une forme rare et héréditaire. Couronnée de succès et au cœur de sa famille, tout semble être parfait. La situation change le jour où elle commence à oublier des mots lors d’une conférence qu’elle donne. Par la suite, étant également confrontée à une diminution de son orientation spatiale, elle décide de consulter un neurologue, qui posera le diagnostic d’un début d’Alzheimer familial. Ce film, qui nous plonge dans le drame d’une famille, soulève alors la question de continuer à vivre malgré le déclin cognitif, la perte d’identité et d’autonomie, mais aussi le message d’espoir que l’on peut en tirer. Still Alice illustre d’une manière imagée l’impuissance que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ressentent face à leur perte d’autonomie et leur déclin cognitif, en mettant en avant notamment les oublis de mots de vocabulaire, de souvenirs immédiats, et la perte de repères, tant au niveau temporel que spatial. Le film montre également la souffrance que vivent les proches d’une personne atteinte d’Alzheimer en voyant un être cher perdre peu à peu sa personnalité, ses souvenirs, et qui n’arrive au final plus à les reconnaître ni à parler de manière cohérente. La maladie d’Alzheimer est représentée de manière réaliste dans le film. D’une part, le réalisateur met en priorité la manière dont Alice ressent sa maladie avant même d’envisager l’expérience vécue par ses proches; d’autre part, les scènes montrant le déclin des capacités cognitives témoignent fidèlement du caractère graduel de cette maladie. L’inconstance du handicap résultant du trouble, tantôt présent, tantôt absent est également mise en évidence. Une attention particulière est donnée au neurologue d’Alice qui joue le rôle d’accompagnateur tout au long de sa maladie. Son rôle central s’étend de l’annonce de la maladie d’Alzheimer à sa prise en charge. En dehors des consultations d’Alice et son neurologue, le système de santé est peu représenté. La prise en charge de la maladie incombe donc en priorité à Alice ainsi qu’à sa famille. La critique que l’on peut émettre à propos de ce film est la progression trop rapide de la dégradation de l’état d’Alice ainsi que l’absence des symptômes typiques de la maladie tels que l’errance, l’apathie, l’agressivité, la dépression et les troubles du sommeil. Malgré ces points qui pourraient être améliorés, Still Alice est un film émouvant et peut servir de support d’enseignement, car il parvient avec succès à faire ressentir aux spectateurs l’impact qu’a la maladie d’Alzheimer sur la vie d’une famille et la détresse et la confusion qu’elle cause, sans tomber dans l’exagération.

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