Le trouble bipolaire dans le film Silver Linings Playbook
Author(s) -
Chayma Bettaieb,
Venera Shabani,
Stéphane Rothen,
Daniele Zullino,
Gérard Calzada,
David Russell
Publication year - 2017
Publication title -
swiss archives of neurology psychiatry and psychotherapy
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.131
H-Index - 13
eISSN - 2297-7007
pISSN - 2297-6981
DOI - 10.4414/sanp.2017.00482
Subject(s) - art
Silver Linings Playbook («Happiness Therapy») est un film du genre comédie dramatique, réalisé en 2012 par David O. Russell. Il s’agit de l’adaptation du livre du même nom de Matthew Quick. Après avoir passé plusieurs mois au sein d’un hôpital psychiatrique dans lequel il a été interné suite à la violente agression envers l’amant de son épouse Nikki, Pat Solitano (Bradley Cooper) retrouve sa liberté. Durant son séjour à l’hôpital, il lui est diagnostiqué un trouble bipolaire. Ayant tout perdu, sa femme, son travail et sa maison, il se voit obligé de retourner vivre chez ses parents. Plein d’optimisme, est parfois un peu exalté, il est déterminé à reprendre sa vie en main et à affronter toutes épreuves pour se ré concilier avec sa femme malgré qu’il lui ait été juri diquement interdit de s’en approcher. Il fait alors la connaissance de Tiffany (Jennifer Lawrence), qui n’est autre que la sœur d’une amie de Nikki. Tiffany, facilement déprimée et contra riée, traverse aussi une pé riode difficile; son mari est mort et elle vient d’être licen ciée. Pat voit en Tiffany un moyen de communiquer avec Nikki. Tiffa ny accepte de trans mettre une lettre à Nikki à condition que Pat participe à un concours de danse avec elle. Naît alors une romance inattendue entre les deux pro tagonistes. Le film présente une histoire romantique classique dont l’excentricité des personnages s’éloigne signi fi cativement des profils idéalisés et lisses auxquels le spectateur pourrait s’attendre. Néanmoins, les person nages sont sympathiques et attachants malgré leur anormalité affichée. Le spectateur est ainsi confronté à un exercice assez efficace d’ouverture et de tolérance. Les troubles bipolaires sont présentés dans le film d’une manière assez réaliste. Par exemple, la scène où Pat jette le roman d’Hemingway par la fenêtre à 4 heures du matin à cause de la fin tragique de l’histoire et fait irruption dans la chambre à coucher de ses parents montre bien un épisode maniaque typique, accompagné d’un man que de sommeil caractéristique de cette phase. A ce titre, le film se prête bien à un support d’enseignement. Notons que dans le livre, le trouble mental de Pat n’est pas clairement spécifié, alors que dans le film les spectateurs apprennent dès le début que le personnage est atteint de trouble bipolaire. Le choix du réalisateur d’identifier formel lement le trouble est un choix assumé. En effet, David O. Russel a une certaine expé rience de la maladie, son fils souffrant de trouble bi polaire. Il dit d’ailleurs luimême en interview que certaines scènes du film sont semblables à ce qu’il a pu traverser avec son fils. Notons également que son fils, Matthew Russell, fait plusieurs apparitions dans le film. Il joue le rôle du jeune voisin désireux d’inter viewer la famille Salitano pour un projet d’école sur les maladies mentales.
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