Retrait thérapeutique: la place de l’autonomie
Author(s) -
Anne L. Dalle Ave,
Samia Hurst
Publication year - 2016
Publication title -
schweizerische ärztezeitung
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1424-4004
pISSN - 0036-7486
DOI - 10.4414/saez.2016.04683
Subject(s) - aging in place , medicine , gerontology
La médecine doit s’exercer dans le respect des droits du patient et des obligations des professionnels de la santé (cf. Tab. 1) [1]. Cependant, lorsque les avis divergent face à un dilemme éthique, comment décider quelle voie adopter? Par exemple, le patient a-t-il le droit d’exiger des soins jugés futiles par les professionnels? Qu’entend-on au juste par futilité? Le Code civil suisse, repris dans les recommandations de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM), prévoit que le respect de la volonté du patient atteint ses limites quand un patient réclame des mesures qui sont inefficaces ou inappropriées [2]. Une action est efficace, si elle génère l’effet escompté. Ce qui rend une action appropriée est moins bien défini et peut être source de dilemmes décisionnels dans la pratique clinique. Nous décrirons ici la situation d’un patient qui, malgré l’avis médical de pratiquer un retrait thérapeutique, persiste dans sa volonté de vivre. Par le biais de cette situation clinique, nous établirons les étapes importantes de l’analyse éthique des situations médicales difficiles et explorerons les limites du concept de futilité.
Accelerating Research
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom
Address
John Eccles HouseRobert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom