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Invitation à l’ASMPP et à la SSED
Author(s) -
Isabelle Gabellon
Publication year - 2016
Publication title -
schweizerische ärztezeitung
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1424-4004
pISSN - 0036-7486
DOI - 10.4414/saez.2016.04627
Subject(s) - psychology
Commentaire à la lettre ouverte dans le BMS N° 11/2016 [1] Les médecins praticiens pratiquant l’expertise médicale en Suisse romande se réjouissent de l’intérêt de l’Académie Suisse de Médecine Psychosomatique et Psychosociale (ASMPP) et de la Société Suisse pour l’Etude de la Douleur (SSED) pour l’évaluation de la capacité de travail dictée par la récente Jurisprudence. Notre association d’experts médecins est bien représentée en Romandie par les différentes spécialités médicales en médecine somatique et psychiatrique, par les neuropsychologues, mais ne compte jusqu’alors aucun membre de l’ASMPP ni de la SSED. Les différents échanges que nous avons eus nous ont permis de bénéficier de la conférence de l’un ou l’autre de leurs membres avec des présentations toujours intéressantes sur l’évolution de la science médicale en matière de douleurs chroniques dans le contexte d’affec tions psycho-somatiques, principalement sur le modèle thérapeutique. Mais nous n’avons pas eu d’échange au sujet des arrêts de travail de longue durée qu’impliquent certains traitements antalgiques médicamenteux lourds, ou invasifs, répétitifs, au motif que la prise en charge de la douleur ne comprend pas d’évaluation de l’exigibilité ou de l’inexigibilité au travail. Nous nous réjouissons de leur intérêt d’élaborer une procédure d’expertise médicale basée sur les dernières connaissances médicales, pour répondre ainsi à l’appel du Tribunal fédéral dans la mission complexe, différente de l’option thérapeutique, d’évaluation de l’aptitude ou l’inaptitude au travail de leurs patients. Nous les invitons à prendre à nos côtés leur responsabilité dans l’évaluation des limitations fonctionnelles, des aptitudes résiduelles des patients, avec une analyse concordante dans tous les domaines de la vie, ce qui est le fondement de notre pratique médicale quelle que soit notre spécialisation. Ils auront l’occasion de réaliser qu’une collaboration existe au sein de la corporation médicale non pas «unilatérale» comme l’a compris le correspondant, mais «consensuelle», des médecins praticiens somaticiens avec nos confrères médecins psychiatres, dans la pratique de l’expertise médicale. Dans les préoccupations des membres de notre Association, il existe également le souci d’échanges avec le monde juridique afin d’établir un langage compréhensible, interdisciplinaire, médico-juridique. Il ne s’agit pas seulement de faire face à l’augmentation des maladies psycho-somatiques liées au stress et aux troubles douloureux chroniques, mais aussi d’analyser la participation sociale exigible de ces patients, selon le modèle de la CIF (Classification Internationale du Fonctionnement) établi par l’OMS, dont a aussi tenu compte le Tribunal fédéral. Il est temps de réunir nos forces pour répondre aux lignes directives assécurologiques médico-juridiques évoluant avec la Jurisprudence par l’établissement de rapports médicaux de qualité à l’intention des services administratifs de nos assurances sociales et du milieu juridique, pour leur permettre de prendre leur décision de manière équitable pour l’ensemble de la population. Dre Isabelle Gabellon, Spécialiste Rhumatologie & médecine interne, Présidente de l’ARPEM, Vevey

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