Lettre ouverte à mes confrères cardiologues
Author(s) -
Pierre Gachoud
Publication year - 2015
Publication title -
schweizerische ärztezeitung
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1424-4004
pISSN - 0036-7486
DOI - 10.4414/saez.2015.03737
Subject(s) - chemistry
Bien chers confrères Parvenu en fin de carrière de généraliste, je voudrais, sans prétention, vous faire part de quelques réflexions sur notre rôle d’accompagnateur de nos patients pour lesquels nous œuvrons au meilleur de ce que la médecine peut leur offrir en qualité et années de vie. Septuagénaire en retraite partielle, je soigne encore mes patients du 3e et 4e âge qui ont, à présent, entre 70 et 96 ans. A l’époque de mes études de médecine, on obligeait au lit strict les patients atteints d’infarctus avec une mortalité de plus de 50%. Le seul fait de les mobiliser rapidement a fait chuter la mortalité et nous nous en réjouissions tous. Dans les années 70, les coronarographies et premiers pontages ont accompli de véritables miracles, puis les stents ont fait progresser de manière spectaculaire la survie des coronariens. En parallèle, les pacemakers puis les thermoablations ont permis encore davantage de percées spectaculaires. Ces dernières années, les défibrillateurs implantés apportent l’espoir qu’un cœur puisse quasiment ne jamais cesser de battre!? La cardiologie invasive a été certainement la spécialité médicale qui a le plus progressé. Nous vivons dans la civilisation de la science omnipotente (le croit-on) et l’on voit se profiler à l’horizon «l’homme bionique». Et certains chercheurs parlent sérieusement de rendre l’humain... immortel!
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