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Hépatologie: La cirrhose hépatique n’est plus ce qu’elle était!
Author(s) -
Christine Bernsmeier,
Andrea De Gottardi
Publication year - 2018
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2018.08015
Subject(s) - medicine
La cirrhose hépatique est définie comme la présence de lésions sévères du parenchyme hépatique induites par une nécrose, une inflammation et une fibrogenèse; sur le plan histologique, elle se caractérise par une perte parenchymateuse, des nodules et une perturbation de l’architecture vasculaire [1]. Les affections sous-jacentes les plus fréquentes sont la stéatose hépatique alcoolique et non alcoolique (SHA/SHNA), les hépatites virales (hépatite B et C), les maladies de stockage (hémochromatose, déficit en α1-antitrypsine, maladie de Wilson) et les maladies auto-immunes. La cirrhose est responsable de >1 million de décès par an à travers le monde et sa prévalence est en augmentation [2]. Cette situation s’explique en grande partie par l’augmentation alarmante de la SHNA, qui touche jusqu’à 25% de la population et qui avait fait l’objet du «highlight» d’hépatologie de l’année 2017 [3]. La cirrhose a pendant longtemps été considérée comme le stade terminal de maladies hépatiques chroniques, alors qu’aujourd’hui, un débat est en cours pour déterminer dans quels cas la fibrose peut être réversible [4, 5]. Il se pourrait donc que le terme «cirrhose» ne soit aujourd’hui plus adapté, et il a été proposé de le remplacer à l’avenir par «maladie hépatique chronique de stade avancé» [6]. Les patients sont le plus souvent asymptomatiques durant la «phase compensée», et il est fréquent que les signes cliniques apparaissent uniquement au stade de la décompensation. La cirrhose hépatique est une affection multisystémique, dont la morbidité et la mortalité sont liées aux complications consécutives à l’hypertension portale, telles que varices, ascite, splénomégalie, encéphalopathie hépatique (EH) et dysfonction immunitaire. Les infections et les hémorragies gastro-intestinales sont les causes les plus fréquentes d’hospitalisation, de défaillance hépatique et de défaillance d’autres organes, que l’on appelle «acute-on-chronic liver failure» (ACLF) [7], et sont responsables de la mortalité élevée associée. Une autre complication associée à une mortalité élevée est le carcinome hépatocellulaire (CHC). Il est dès lors essentiel de poser précocement le diagnostic des maladies hépatiques et de les traiter de la façon la plus optimale possible, ainsi que de détecter la cirrhose hépatique et les complications éventuelles et d’initier un traitement symptomatique. En cas de décompensation progressive, il convient d’évaluer si une transplantation hépatique entre en ligne de compte en tant qu’approche curative (fig. 1).

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