z-logo
open-access-imgOpen Access
Rhumatologie: Point de contrôle franchi – une nouvelle ère de la rhumatologie?
Author(s) -
Lisa Christ,
Julian Schardt,
Florian Kollert
Publication year - 2018
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2018.03453
Subject(s) - computer science
Le terme générique de «points de contrôle immunitaire» désigne l’ensemble des molécules de surface qui jouent un rôle essentiel dans la régulation de la réponse immunitaire adaptative. Les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI) sont des anticorps bloquants dirigés contre ces molécules de surface. Les ICI, en passe de révolutionner l’oncologie, peuvent conduire à des rémissions durables, même en cas de cancer avancé. Après que le groupe d’Allison est déjà parvenu en 1996 à démontrer une réduction de la charge tumorale induite par le blocage du «cytotoxic T-lymphocyte-associated antigen 4» (CTLA-4) dans un modèle murin, l’ipilimumab, un anticorps monoclonal bloquant dirigé contre le CTLA-4, a été autorisé pour le traitement du mélanome métastatique aux Etats-Unis en 2011 [1]. Normalement, le CTLA-4 se lie aux CD80/CD86 sur les cellules présentatrices d’antigènes et empêche ainsi la «costimulation». Un blocage du CTLA-4 conduit par conséquent à une «désinhibition» ou activation des lymphocytes T et donc à une réponse immunitaire renforcée, notamment contre les cellules cancéreuses. Il est intéressant de constater que la modulation du signal inhibiteur du CTL4 est utilisée depuis plusieurs années en rhumatologie, mais de façon complètement inversée: l’abatacept se compose du domaine extracellulaire du CTLA-4 et conduit à une suppression des lymphocytes T. En 2007, l’abatacept a été autorisé en Suisse pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Cela montre comment une interaction cellulaire peut être utilisée afin de renforcer les réponses immunitaires (traitement du cancer) ou de les affaiblir (traitement des maladies auto-immunes). Cela explique également le risque accru de survenue d’effets indésirables immunologiques sous traitement par ICI. Aujourd’hui, six ICI sont autorisés pour le traitement oncologique en Suisse, avec le CTLA-4, le «programmed cell death 1» (PD-1) ou le «programmed cell death ligand 1» (PD-L1) en tant que structures cibles. Les indications thérapeutiques deviennent de plus en plus nombreuses (tab. 1). Les effets indésirables de ce traitement sont appelés «effets indésirables immunologiques» et surviennent à tous les degrés de sévérité dans jusqu’à 95% des cas sous traitement d’association, et plus rarement sous monothérapie par anti-PD-1 ou anti-PD-L1 [2, 3].

The content you want is available to Zendy users.

Already have an account? Click here to sign in.
Having issues? You can contact us here
Accelerating Research

Address

John Eccles House
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom