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Neuroradiologie et neurochirurgie: Stenting du sinus transverse en cas d’hypertension intracrânienne idiopathique
Author(s) -
Amgad El Mekabaty,
Jan Gralla,
Niklaus Meier,
Mathias Abegg,
Andreas Raabe,
Pasquale Mordasini
Publication year - 2018
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2018.03143
Subject(s) - medicine
L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII) est une affection dont la physiopathologie n’est pas totalement élucidée à ce jour. A l’échelle mondiale, son incidence est estimée à 0,5–2 pour 100 000 personnes dans la population générale, mais elle atteint néanmoins 12– 20 pour 10 000 personnes dans le groupe à risque des femmes en surpoids et en âge de procréer [1]. Le diagnostic d’HII est posé sur la base des critères de Dandy modifiés [1], qui englobent les éléments suivants: – symptômes et signes d’hypertension intracrânienne (par ex. œdème papillaire chez jusqu’à 95% des patients, céphalées chez 75–94% des patients, acouphènes pulsatiles chez 52–60% des patients et dégradations du champ visuel chez 32% des patients); – hypertension intracrânienne documentée (pression du liquide céphalo-rachidien [LCR] >25 cm H2O à la ponction lombaire); – LCR sans particularité à l’examen de laboratoire; – exclusion d’une hydrocéphalie, d’un processus expansif intracrânien et d’une thrombose des sinus veineux cérébraux; – absence de déficits neurologiques focaux (à l’exception d’une parésie du nerf abducens). Une pression intracrânienne insuffisamment contrôlée peut être à l’origine d’une lésion irréversible du nerf optique pouvant aller jusqu’à une cécité totale. Le traitement vise dès lors à prévenir une neuropathie optique irréversible et à obtenir un bon contrôle des céphalées. Les possibilités thérapeutiques actuellement disponibles à cet effet incluent des mesures thérapeutiques conservatrices, telles que la perte de poids, un traitement médicamenteux par acétazolamide et antiépileptiques (topiramate), ainsi qu’un traitement invasif par fenestration de la gaine du nerf optique et pose d’un shunt ventriculo-péritonéal (VP) afin de dériver le LCR dans les cas réfractaires aux traitements ou en cas d’œdème papillaire de survenue aiguë ou exacerbé [1, 2]. Au vu de l’amélioration globalement modérée des symptômes cliniques, des taux de révision élevés, de la morbidité significative et des coûts considérables des traitements invasifs, ainsi que des nouvelles connaissances relatives à la physiopathologie potentielle de l’HII, une nouvelle option thérapeutique mini-invasive innovante consistant en la pose par voie endovasculaire d’un stent dans le sinus transverse s’est de plus en plus développée au cours des dernières années.

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