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Radiologie: To bead or not to bead – Embolisation des artères prostatiques pour le traitement de l’HBP
Author(s) -
Lukas Hechelhammer,
Dominik Abt,
Livio Mordasini,
Gautier Müllhaupt,
HansPeter Schmid,
Daniel Engeler
Publication year - 2015
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2015.02491
Subject(s) - bead , medicine , magnetic bead , nuclear medicine , materials science , composite material , chemistry , chromatography
L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une affection fréquente chez les hommes à partir de l’âge de 50 ans et elle concerne jusqu’à 50% de tous les hommes à partir de l’âge de 60 ans. L’HBP se manifeste par des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU), avec affaiblissement du jet urinaire, nycturie, impériosité et incontinence ainsi que, chez certains patients, par des problèmes de puissance sexuelle. Les SBAU provoqués par l’HBP peuvent considérablement altérer la qualité de vie des patients; dans les cas d’HBP prononcée, une rétention urinaire est même possible. Le degré de sévérité des SBAU et leur impact sur la qualité de vie jouent un rôle déterminant en ce qui concerne le moment de mise en œuvre ainsi que le choix des options thérapeutiques éventuelles. A l’échelle mondiale, ces aspects sont évalués au moyen du questionnaire standardisé IPSS (International Prostate Symptom Score). En cas de réponse insuffisante au traitement médicamenteux par alpha-bloquant et/ou inhibiteur de la 5-alpha-réductase, la résection transurétrale de la prostate (RTUP) est aujourd’hui considérée comme le traitement invasif de référence de l’HBP en cas de volume prostatique allant jusqu’à env. 80 ml. L’intervention est néanmoins associée à une morbidité non négligeable d’environ 11%, ainsi qu’à des interventions de révision dans jusqu’à 6% des cas. Le syndrome de résection transurétrale de la prostate (hyperhydratation avec surcharge volémique et troubles électrolytiques suite à la résorption du liquide de rinçage hypotonique) et la perte sanguine peropératoire représentent des risques pertinents en particulier pour les patients âgés. En raison de la récupération rapide après l’intervention, du faible taux de complications et de la possibilité de réaliser l’intervention en ambulatoire, l’embolisation des artères prostatiques (EAP) s’est déjà répandue il y a quelques années comme une alternative miniinvasive possible à la RTUP. C’est en 1979 que l’EAP a été décrite pour la première fois pour le traitement de l’hématurie macroscopique d’origine prostatique réfractaire aux traitements [1]. En 2010, Carnevale et al. ont publié pour la première fois deux cas d’EAP pour le traitement ciblé d’une HBP [2]. Des études plus récentes, le plus souvent prospectives, ont décrit l’EAP comme une alternative sûre et efficace à la RTUP, avec une amélioration significative de l’IPSS et du jet urinaire, ainsi qu’une réduction de la quantité d’urine résiduelle et du volume prostatique. Dans un article de revue récemment publié [3], les données d’études disponibles ont néanmoins été critiquées pour différentes raisons: les études ont uniquement été publiées par quelques rares groupes de travail et il semble que les populations de patients se chevauchent considérablement. A l’heure actuelle, il n’existe qu’une seule étude randomisée ayant comparé de manière prospective l’EAP et la RTUP [4]. Dans cette étude, même si les patients ayant subi une EAP présentaient plus de complications que ceux ayant subi une RTUP, il s’agissait dans la plupart des cas de complications mineures comme les rétentions urinaires aiguës et des cas de syndrome postembolisation prostatique d’intensité légère. Compte tenu des réserves émises quant à la crédibilité des données publiées, cette étude a bénéficié d’une attention relativement limitée.

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