La spirométrie en cabinet
Author(s) -
Markus Gnädinger,
Monika Curschellas,
Nadja Natterer,
Robert Thurnheer
Publication year - 2014
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2014.02035
Subject(s) - cabinet (room) , geography , archaeology
La spirométrie est simple, peu coûteuse et sans danger. Il est toutefois frappant de constater à quel point cette méthode est sous-utilisée. Tandis qu’il est tout à fait habituel de réaliser un ECG chez les patients atteints de douleurs thoraciques, les dyspnées aiguës sont souvent traitées de manière empirique sans contrôle de la fonction pulmonaire. Les dyspnées assimilées de manière non critique à une bronchoconstriction et à une indication pour un traitement combiné incluant un bêta-stimulant et des corticostéroïdes peuvent conduire à des traitements erronés, inutiles, voire même dangereux. Une enquête menée dans un cabinet/service ambulatoire collectif a révélé qu’un diagnostic d’asthme établi de manière purement clinique n’a pas été confirmé chez 150 patients sur 499 [1]. De la même manière, un diagnostic de COPD s’appuyant uniquement sur des antécédents de tabagisme associés à une dyspnée ne suffit pas à un phénotypage différencié de COPD. Une obstruction et son degré de sévérité, la réversibilité d’une bronchoconstriction ou la preuve d’une restriction suffisent cependant à établir la plupart des diagnostics et à décider d’un traitement.
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