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Ça SMUSse dans les poutres de la SSMI
Author(s) -
Jürg H. Beer,
Esther Bächli
Publication year - 2014
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2014.01945
Subject(s) - humanities , art
C’est le 7 novembre dernier que s’est tenue la confé rence de l’Association des médecins chefs de la SSMI à l’Hôpital cantonal Baden sur le thème «L’urgence inter niste». Les discussions sur la structure, le programme et la coopération des Urgences dans des hôpitaux de différentes tailles sont extraordinairement intéres santes et d’une actualité brûlante; à l’heure actuelle, l’urgence fait l’objet de présentations compétitives, et parfois exclusives des sociétés de discipline. Ces présentations montrent de manière impression nante l’expérience «handson» de nombreuses années de leurs auteurs et mettent le doigt sur les points liti gieux: Le Professeur G. Schulthess (Männedorf) montre, à l’exemple d’hôpitaux petits et moyens, comment le patient profite de «l’intégration de la ligne interniste et chirurgicale», professionnellement et «longitudinale ment» sur son chemin, pratiquement sans écueil. Le triage interniste, la prise en charge et le plan de traite ment de l’urgence dans le service, l’IMC et l’IDIS sont les piliers angulaires de la médecine clinique, mais aussi de la formation des médecins assistants et cadres. Le Professeur B. Müller (Aarau), prenant la rénovation des Urgences d’un grand hôpital cantonal, explique la nécessité d’une direction administrative et de la conti nuité de l’interlocuteur pour les soins; mais lui aussi in siste sur l’importance de la direction, de la présence et de la continuité des internistes et chirurgiens, de même que de leur réseau avec les autres spécialistes aux Ur gences et dans les services. L’activité de l’interniste ne doit en aucun cas être limitée au service. La compétence urgentiste doit rester dans le naturel de l’interniste, faute de quoi il perdra en qualité, compétence, impor tance et attention. Inversement, le fait de savoir ce qui se passe dans le service est une importante base de la collaboration. Une intervention rapide aux Urgences sera ensuite jugée correcte ou non dans le «contrôle de qualité» longitudinal du service. Le Professeur E. Battegay (Zurich) présente le rôle pro fessionnelintégratif, dépourvu d’écueils, et finalement aussi financièrement significatif de l’internistecadre pour le patient polymorbide ayant des symptômes en core peu clairs: il va bien audelà de la perspective des Urgences, plutôt brève. Le Professeur J. Hodler (Directeur médical, Universitäts Spital Zürich) montre que le grandécart des Urgences entre service compétentexpéditif, service clinique avec spécialistes intégrés et leur degré d’autonomie aux Ur gences, doit être défini et, avec l’horaire 7/24 heures, suivre la cadence de la formation (la relève interniste doit être suffisamment «exposée aux urgences») et de la recherche (unité d’urgence universitaire – et les Ur gences d’un hôpital cantonal doivent pouvoir présenter des projets de recherche notables). Le Docteur R. Sieber (SaintGall) présente des concepts structurels pour les Urgences et pose le contrepoint, à savoir le point de vue de la SSMUS, avec la prétention de gestion des Urgences d’une certaine manière exclu sive (aussi bien spécialisée qu’administrative), avec une unité et une structure conçues en tant qu’entité indé pendante. Pour la SSMUS, l’interniste en tant que spé cialiste doit être dans son service et n’a rien à chercher aux Urgences. Le terrain est ainsi découvert. Pour les sociétés de dis cipline interniste et chirurgicale, la conclusion est: les Urgences sont un domaine spécialisé et doivent conser ver une forme appropriée. Les structures parallèles chères («un hôpital dans l’hôpital»), avec interfaces et déplacements supplémentaires, doivent être évitées; économiquement et professionnellement, nous ne pou vons actuellement pas nous les payer. Les Urgences sont un lieu de formation pré, postgraduée et continue intégral, interniste et chirurgical. L’assistant interniste doit être «exposé aux urgences» pendant 6–12 mois de de sa formation, être formé et suivi par un cadre interniste. Une formation d’interniste sans médecine d’urgence prolongée (par ex. 6 mois), et sans supervision par un cadre interniste, ne devrait pas être reconnue par l’ISFM. Le médecinchef lui aussi doit avoir une expérience de cadre d’une ou plusieurs an nées des urgences, de manière à pouvoir exercer son activité avec toute la compétence voulue. Ces articles montrent que le concept de la SSMUS me nace les sites de formation et le curriculum de médecine interne. Sans connaissances en médecine d’urgence, le futur cadre de médecine interne ne peut exercer en cli nique. L’ère des jardins de famille et des courses en solo est révolue. La création de nouveaux jardins n’est pas opportune à l’ère de la pression sur les coûts et du manque de médecins spécialistes. Les internistes se posent cependant aussi des questions critiques et devront clairement s’améliorer en matière de continuité, de présence, de gestion, de programmes/ activités et, comme c’est déjà le cas dans les services, devenir de meilleurs interlocuteurs pour les soins. Ils sont les intermédiaires pour les internistes installés et les médecins de premier recours. Pour les questions d’ordre administratif, l’achat de matériel et le budget, la prise de décision, les adaptations structurelles, les exigences de la SSMUS doivent être prises en compte. Jürg H. Beer

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