La place de l’IRM dans l’examen de l’abdomen
Author(s) -
Georg Bongartz,
Maka Kekelidze
Publication year - 2013
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2013.01655
Subject(s) - medicine
Depuis l’introduction de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) dans la pratique clinique, la méthode a passé du stade de niche d’une technique hautement spécialisée, utilisée essentiellement dans le diagnostic neuroradiologique, à celui de véritable pilier du diagnostic médical en général. Ce qui n’a pratiquement pas changé, ce sont les coûts relativement élevés de ces examens et la complexité de l’IRM par rapport aux autres techniques d’imagerie. Alors pourquoi l’IRM est-elle devenue incontournable en dépit de ces inconvénients et pourquoi de nouveaux champs d’application ne cessent-ils malgré tout d’apparaître? Si la mise en évidence remarquable des pathologies cérébrales et médullaires n’est contestée par personne, dans la mesure où il n’existe aucune méthode concurrente capable de livrer des documents aussi précis et dépourvus d’artefacts, l’IRM reste très limitée en termes de qualité des images, notamment dans les mouvements physiologiques et volontaires. Ce handicap explique pour quelle raison la technique n’a été utilisée que relativement tardivement pour l’imagerie des structures du tronc. Aujourd’hui pourtant, l’IRM continue son parcours triomphal dans ces indications également. La génération du signal de l’IRM repose sur la réaction physiologique des noyaux des atomes d’hydrogène contenus dans les molécules biologiques à des modifications des champs magnétiques superposés auxquels l’organisme est soumis. Bien que ces réactions individuelles se déroulent dans des espaces temps qui se comptent en milliet microsecondes, la saisie des couches et des volumes à visualiser dure en règle générale tout de même plusieurs minutes. Et comme la génération des signaux dépend de la position précise de chacune des sources au cours de l’acquisition des données, on comprend mieux pour quelle raison la constitution d’images IRM de l’abdomen représente un défi technique plus ardu que celle des articulations au repos, pour ne citer que cet exemple. Grâce à l’optimisation constante des séquences au repos, il est entre-temps devenu possible de réaliser de nombreuses mesures en phase d’arrêt de la respiration; les techniques de suppression des artefacts permettent même de collecter des données dynamiques avec une certaine résolution temporelle.
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