L’embolisation des artères prostatiques dans le traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate
Author(s) -
Thomas Pfammatter,
Gilbert Puippe
Publication year - 2013
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2013.01619
Subject(s) - medicine , prostate disease , prostate , nuclear medicine , cancer
C’est en 1979 qu’a été publié le premier travail sur le traite ment de la macrohématurie par embolisation transartérielle des artères de la vessie et de la prostate – après échec des mesures conservatrices [1]. Les progrès technologiques accomplis depuis lors dans l’imagerie (soustraction digitale, CT à détecteurs plats), les cathéters (microcathéters hydrophiles) et les embolisats (particules normées de plus petite taille) ont rendu possible l’occlu sion percutanée transfémorale sélective des artères de la prostate et de la vessie chez la majorité des patients. Les complications ischémiques et le taux de récidives de saignements ont ainsi pu être considérablement ré duits. Les séries actuelles préconisent par conséquent l’embolisation dans le traitement des hémorragies réfrac taires graves associées aux cancers de la vessie et de la prostate, des cystites postactiniques ou induites par le cyclophosphamide ou après résection transurétrale de la prostate comme premier choix, car elle rend en géné ral inutiles les alternatives chirurgicales plus invasives et peut être efficace chez des patients par ailleurs ino pérables [2]. C’est en 2000 qu’a été publié un premier cas d’embo lisation des artères prostatiques (EP) chez un patient avec hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) et héma turie massive nécessitant un traitement transfusionnel et insuffisamment contrôlée par un traitement de laser interstitiel et une radiothérapie. Cette embolisation n’a pas seulement permis de stopper l’hématurie, mais a également et de façon surprenante induit une améliora tion durable des troubles mictionnels [3]. A partir de ce moment, cette nouvelle approche miniinvasive dans le traite ment d’une affection bénigne très courante a béné ficiée d’une attention croissante de la part des spécialistes de la radiologie interventionnelle. L’EP n’est pas totale ment étrangère à l’embolisation des artères utérines dans le cadre du traitement des myomes utérins symptoma tiques. On a d’abord pu démontrer sur le modèle porcin que l’em bolisation bilatérale par des particules de 500–700 μm des artères prostatiques, issues des artères vésicales in férieures, provoque une réduction significative de la taille de la prostate (par fibrose et atrophie glandulaire). La fonction sexuelle des cochons n’a subi aucun change ment au cours de ce processus. Par ailleurs, aucune alté r ation histologique associée à une embolisation dans les organes voisins, notamment la vessie, les uretères et le rec tum n’a été constatée trois mois après l’embolisation [4]. Les premières séries cliniques prospectives sur l’EP dans l’HBP avec des périodes de followup allant jusqu’à quatre ans viennent d’être publiées au printemps 2013 [5, 6]. La technique de l’EP
Accelerating Research
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom
Address
John Eccles HouseRobert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom