Papillomavirus humain et dysplasies anales: diagnostic, dépistage et traitement
Author(s) -
Daniel Dindo,
Markus Weber
Publication year - 2012
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2012.01010
Subject(s) - medicine , human papillomavirus , gynecology , virology
Au cours de ces dernières années, le cancer anal a suscité une attention toute particulière en raison de son incidence en brutale augmentation. Au cours des années 1970, l’incidence du cancer anal s’élevait à env. 1 pour 100 000 habitants et les hommes étaient légèrement moins touchés que les femmes. Depuis lors, l’incidence a doublé, avec une répartition désormais équitable entre les deux sexes [1]. L’incidence du cancer anal est en très forte augmentation avant tout dans la population homosexuelle masculine: avant le début de l’épidémie de SIDA en 1982, l’incidence du cancer anal dans cette population était de 3,7 pour 100 000 (1973–1978). Depuis, elle est passée à 20,6 pour 100 000 (1996–1999) [2]. Ces chiffres correspondent à l’incidence du cancer du col de l’utérus avant la mise en place d’examens de dépistage standardisés [3]. Chez les hommes homosexuels VIH-positifs, l’incidence actuelle atteint même 137 à 225 pour 100 000 [4, 5]. L’incidence du cancer anal est également accrue de 10 à 100 fois chez les patients sous immunosuppression [6]. Analogie entre le cancer du col de l’utérus et le cancer de l’anus
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