Réanimation extrahospitalière update 2011
Author(s) -
JJ Osterwalder
Publication year - 2011
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2011.07685
Subject(s) - computer science , computer graphics (images) , animation
Dans les pays industrialisés, environ 0,5–1 personne sur 1000 est victime d’un arrêt cardiaque hors d’un hôpital (OHCA) chaque année. Cette incidence représente un grand défi de santé publique. Il y a 50 ans de cela, il n’y avait aucun espoir de survie. L’histoire de la réanimation extrahospitalière n’a commencé qu’entre 1958 et 1961 lorsque la technique de la ventilation artificielle (boucheà-bouche/nez) a été associée à l’activation cardiovasculaire externe. Ce fut la naissance de la réanimation cardiopulmonaire (RCP) [1]. En 1966, la «National Academy of Sciences» aux Etats-Unis a propagé la formation de profanes en RCP [2]. C’est à la même époque que Bernhard Lown est parvenu à réduire les dimensions des défibrillateurs pour en faire des unités portables avec batterie [3]. Avec l’apparition du Cardiomobile à la fin des années 1960 [4], la condition de pouvoir réanimer efficacement les patients OHCA a été donnée. 10 ans plus tard [5], la mise au point des AED (défibrillateurs externes semi-automatiques) a ouvert de nouvelles voies. Des auxiliaires médicaux et même des profanes (dans le cas extrême sans formation) ont ainsi pu défibriller efficacement des patients sur place. L’hypothermie thérapeutique légère (MTH) après remise en route du système cardiovasculaire [6] mise à part, il n’y a plus eu de percée scientifique depuis 25 ans. Dans les directives ILCOR 2010 (fig. 1 x), ce sont «grosso modo» les mesures de base qui sont reprises, même si l’intérêt de la ventilation fait l’objet de discussions. La forme des courbes de courant et le nombre de chocs mis à part, la défibrillation reste ce qu’elle a toujours été. Bien que sans effet positif sur la survie à long terme, les vasopresseurs et antiarythmiques sont toujours recommandés. Mais ce qui est nouveau dans ces directives, c’est qu’elles préconisent spécialement le traitement cardiologique et intensif après réanimation, à savoir l’intervention coronarienne percutanée (PCI) rapide, l’optimisation pulmonaire, hémodynamique et cérébrale, sans oublier la MTH. Et enfin l’importance d’une solide «chaîne de survie», avec communauté, profanes, sauveteurs et hôpitaux, est toujours sous-estimée et le concept est rarement appliqué de manière adéquate au niveau local. Cet aperçu sommaire présentant le développement et la situation actuelle des mesures de réanimation en dehors de l’hôpital doit être approfondi avec 3 questions fondamentales: 1. Que signifie actuellement l’expression «chaîne de survie» et que peut-elle faire? 2. Où en sommes-nous et qu’avons-nous obtenu après 50 ans de RCP? 3. Qu’est-ce qui est garanti, qu’est-ce qui n’est pas clair et qu’est-ce qui est controversé?
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