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Vitesse spontanée de marche et espérance de vie
Author(s) -
Reto Krapf
Publication year - 2011
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2011.07629
Subject(s) - humanities , political science , philosophy
Dans l’éditorial du 10 août 2011 [1], j’avais soulevé la question de la portée, réelle ou potentielle, de la longévité escomptée des jeunes adultes sur leur planification de vie. Ces questions de planification se posent également aux personnes d’un certain âge, car, une fois à la retraite, elles doivent composer autrement leur vie. Cette nouvelle structure dépendra évidemment de l’espérance de vie probable: plus elle est longue, plus il vaut la peine de commencer quelque chose de neuf. Même la prise en charge médicale et la planification de certains traitements subissent l’influence du pronostic de survie. Dans le domaine non médical, le pronostic de survie représente un facteur notable de financement de la vieillesse et de la prévention précoce du risque d’appauvrissement lié à la longévité. L’âge et le sexe sont des facteurs essentiels de pronostic de l’espérance de vie, mais ils restent insuffisants. Cependant, les modèles de pronostic ayant recours à une série de paramètres relatifs à la santé sont complexes et peu usités. Il semble maintenant que la détermination toute simple de la vitesse spontanée de marche, combinée aux facteurs d’âge et de sexe, donne d’excellents indicateurs du pronostic de durée de vie résiduelle [2]. Comme le montre la figure 1 x (hommes à gauche; femmes à droite), la durée de vie résiduelle après l’âge de 65 ans dépend de manière hautement significative et presque linéaire de la vitesse de marche (plus l’individu marche vite, plus il vit longtemps). L’espérance de vie moyenne d’une femme âgée de 65 ans qui marche à un rythme de 1,6 m/s ou davantage est de plus de 40 ans, alors que celle d’une femme du même âge marchant d’un pas traînant, à 0,2 m/s, n’est que de 13 ans. Dans n’importe quel cabinet médical, la vitesse de marche peut être mesurée aisément et rapidement au moyen d’un chronomètre en faisant marcher la personne testée une distance de 4 mètres. Ce procédé fournit des informations importantes. On demande aux personnes testées d’adopter leur rythme de marche normal (tel que dans la rue). Dans ce cadre, nous ne prétendons pas expliquer les nombreuses raisons pour lesquelles la vitesse de marche est corrélée à l’état de santé. Nous allons simplement souligner quelques indications sur l’espérance de vie que cette détermination peut fournir. Les résultats de l’étude [2] montrent encore que si la vitesse de marche dépasse 0,8 mètre par seconde, l’espérance de vie est supérieure à la médiane et que si elle est supérieure à 1,2 mètre par seconde, l’espérance de vie est très largement supérieure à la moyenne, ce qui semblerait suggérer l’existence d’une valeur limite déterminante pour le pronostic. Il sera intéressant pour le médecin de famille de déterminer chez un patient si l’évolution du rythme de marche correspond à celle prévue dans le nomogramme (voir figure), ou si les traitements administrés exercent un effet bénéfique sur le rythme de marche et par conséquent (?) sur l’espérance de vie.

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