«Return-to-play»: prise en charge de la commotion des enfants et adolescents sportifs
Author(s) -
Daniela Marx-Berger,
J Laimbacher,
W Kistler
Publication year - 2011
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2011.07530
Subject(s) - political science , humanities , psychology , art
Les enfants et adolescents sportifs posent un défi particulier dans la prise en charge médicale d’une commotion en raison de leur cerveau encore en développement et de sa sensibilité supposée plus grande. Il y a 10 ans de cela, les sportifs victimes d’une commotion pouvaient reprendre l’entraînement ou la compétition le jour même. Mais maintenant aux Etats-Unis surtout, en raison des sports à risque qui y sont beaucoup plus souvent pratiqués, tels qu’American Football, hockey sur glace et rugby, ce sujet est très discuté dans la presse grand public et spécialisée. Les importants points traités sont la prévention, le traitement de la phase aiguë, les recommandations «return-to-play» et le risque de complications à long terme. 20% des traumatismes crâniocérébraux accompagnés d’une perte de connaissance se produisent pendant une activité sportive [1]. Des études chez les enfants et adolescents permettent de penser que 26% des traumatismes crâniens fermés sont dus à des accidents pendant le sport [2], mais ce pourcentage est plutôt sous-estimé du fait que de nombreuses commotions ne sont pas diagnostiquées comme telles en l’absence de toute consultation médicale [3]. En 2009, en Suisse 443527 enfants et adolescents de 5 à 20 ans pratiquaient un sport organisé dans des clubs (chiffres de l’Office fédéral du sport OFSPO). De nombreuses commotions cérébrales se produisent cependant à l’école, pendant les loisirs et dans la circulation routière, et il va de soi que pour ces patients les directives sont les mêmes que pour les commotions sportives. En fonction des sports qu’elles pratiquent, les filles ont une incidence de commotions cérébrales plus élevée que les garçons. Les raisons n’en sont pas précisément connues. Une hypothèse est qu’elles ont une musculature cervicale plus faible. Une autre théorie est que les garçons cachent plus souvent leurs symptômes par crainte de ne pas pouvoir participer à leur prochaine compétition.
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