Messages clefs du «30th American Society for Bone and Mineral Research»
Author(s) -
B AubryRozier,
O Lamy
Publication year - 2010
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2010.07364
Subject(s) - political science
La vitamine D a encore une fois été au centre de nombreuses sessions et posters. On connaissait déjà le rôle inversement proportionnel entre la vitamine D et la parathormone (PTH). Plusieurs équipes ont cette fois rapporté la relation entre vitamine D et remodelage osseux, indépendamment de la PTH. Ainsi, il semblerait que l’insuffisance en vitamine D stimule la résorption osseuse. Contrairement à la PTH, qui ne cesse d’augmenter de façon inversement proportionnelle à la baisse de vitamine D, les marqueurs de la résorption osseuse sont très élevés si la vitamine D est très basse mais atteignent un plateau pour un seuil de vitamine D à 20 μg/l (50 nmol/l). A nouveau, beaucoup de données sur l’absence d’efficacité homogène de la substitution en vitamine D, que ce soit par l’alimentation, par une substitution quotidienne, hebdomadaire ou en dose de charge. Ainsi, des doses orales uniques se situant entre 150000 et 6 UI en fonction du degré de déficience en vitamine D montrent après un ou trois mois, seulement 15 à 50% des patients atteignant les valeurs seuil idéales (030 μg/l ou 75 nmol/l). Pourquoi les patients ne répondent-ils pas tous de la même façon à la substitution en vitamine D? Certaines équipes parlent d’une variabilité génétique qui créerait une résistance à l’absorption de la vitamine D. D’autres d’une hétérogénéité dans l’efficacité de la protéine transportant la vitamine D. Le bénéfice antifracturaire de la vitamine D est clairement établi, en tout cas dans les études utilisant des doses quotidiennes d’au moins 735 UI/j, selon une nouvelle méta-analyse. Peu ont été convaincus par l’étude australienne parlant d’une augmentation des chutes (et des fractures) après une dose de 5 UI de vitamine D par voie orale. Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas de solution claire à proposer pour la routine clinique même si tous s’accordent à privilégier la dose quotidienne de vitamine D (entre 800 et 2000 UI/j) pour améliorer la fonction osseuse et musculaire. Les ré-analyses des sousgroupes (ou comment manipuler à l’infini les chiffres!) concernant l’éventuelle relation entre calcium, vitamine D et risque cardio-vasculaire et les études de cohortes donnent des résultats diamétralement opposés. Finalement, la réponse réside peut être dans l’étude américaine VITAL qui veut répondre en critère de jugement principal à la question de la prévention cardiovasculaire et oncologique. 10000 patients dans chaque groupe, sans ou avec 2000 unités jour de vitamine D! Il faudra sans doute attendre encore de nombreuses années avant d’avoir la réponse.
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