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Le traitement médicamenteux des troubles de la microcirculation
Author(s) -
S Kohler,
C Thalhammer,
K Berneis
Publication year - 2010
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2010.07311
Subject(s) - microcirculation , medicine
Le contrôle de l’homéostasie du glucose et de la dyslipi démie, l’inhibition de l’agrégation plaquettaire, le trai tement immunomodulateur et les antimétabolites ont démontré leur efficacité dans le contrôle des anomalies macrovasculaires. Cet état de fait est malheureusement moins établi en ce qui concerne les anomalies de la mi crocirculation. Malgré cela, la routine clinique admet souvent implicitement que les recommandations pour le traitement des maladies macrovasculaires sont éga lement applicables aux anomalies de la microcircula tion. Or souvent il n’en est rien, et il faut absolument prendre en compte les particularités des troubles de la microcirculation et de leur traitement. Ce sont les troubles de la microcirculation associés au diabète su cré qui représentent sans aucun doute la plus grande charge socioéconomique. Ces pathologies relèvent d’une atteinte organique qui entrave la microcircula tion, particulièrement au niveau du rein, de l’œil et du système nerveux périphérique. Elles se manifestent aussi sous forme de troubles fonctionnels (par ex. le syndrome de Raynaud), ou de troubles circulatoires af fectant avant tout les petits vaisseaux (par ex. les vas cularites). Tous les efforts thérapeutiques devraient être précédés par des mesures préventives comme la pra tique d’une activité physique, le contrôle du régime ali mentaire, la perte de poids, et surtout l’arrêt du tabac. La néphropathie diabétique est la cause la plus fré quente de l’insuffisance rénale terminale. Au début, les troubles microvasculaires évoluent fréquemment de façon insidieuse et les symptômes cliniques sont mo destes ou inexistants. Par conséquent, la détection pré coce de la maladie met au défi le patient et les médecins, et il s’avère difficile d’initier à temps un traitement sus ceptible de conserver la vision et l’autonomie du patient en cas de rétinopathie, ou de freiner la progression d’une néphropathie. Les facteurs déclenchant ou favo risant le plus fréquemment les troubles de la micro circulation sont le diabète sucré, la dyslipidémie et l’hypertension artérielle. On peut les traiter de façon systémique par des médicaments antihypertenseurs, hypolipémiants et antidiabétiques, par des substances à effet local comme les inhibiteurs de l’angiogenèse, ou encore par des interventions mécaniques locales comme le traitement au laser en cas de rétinopathie. Dans ce domaine, les nouvelles méthodes de traitement comprennent les analogues de la somatostatine, les an ticorps inhibant le facteur de croissance endothélial vasculaire (ou anticorps antiVEGF [Vascular Endothe lial Growth Factor]) et les inhibiteurs de la protéine ki nase C. Les troubles fonctionnels de la microcirculation peuvent par exemple se traiter par des vasodilatateurs et par les analogues de la prostaglandine E1. Le traite ment des vascularites inclue les traitements métabo liques ou antiinflammatoires, et plus récemment les traitements immunomodulateurs. Il n’existe guère de données factuelles justifiant le traitement des troubles de la microcirculation par des inhibiteurs de l’agréga tion des plaquettes comme l’acide acétylsalicylique. Les prostacyclines ont parfois été utilisées avec succès dans le traitement de microangiopathies comme la maladie de Buerger. Elles inhibent tout particulièrement l’agré gation plaquettaire et provoquent une dilatation des ar térioles et des veinules. Compte tenu de la complexité et de la profusion des données, mais aussi des limites de connaissance des auteurs et du cadre de l’article fixé à 17000 signes (en

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