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Physiologie et physiopathologie de la microcirculation artérielle et veineuse
Author(s) -
Marc Husmann,
Beatrice AmannVesti
Publication year - 2010
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2010.07283
Subject(s) - medicine , microcirculation , gynecology
La vasomotricité est une possibilité de régulation de la circulation et de la pression sanguines microvasculaires. Des facteurs métaboliques et neurovégétatifs locaux y jouent un rôle important. L’importance de chaque mécanisme est déterminée par les besoins en oxygène du tissu, dans le but de garantir une perfusion systémique et locale suffisante. Par vasoconstriction ou vasodilatation des vaisseaux de résistance, des artérioles, une interaction constante se fait entre ouverture et fermeture des anses capillaires et donc une perfusion tissulaire plus ou moins importante en fonction des besoins. Plusieurs maladies, en premier lieu les pathologies vasculaires, mais aussi des médicaments peuvent provoquer des modifications pathologiques de cette régulation microvasculaire. En fonction de l’étiologie, ce sont surtout les segments artériolaires (syndrome de Raynaud primitif), capillaires (microangiopathie diabétique) ou veinulaires (acrocyanose) qui sont atteints. Des modifications structurelles mais aussi purement fonctionnelles de la microcirculation peuvent influencer ces mécanismes de régulation très complexes. Dans les troubles circulatoires fonctionnels, il se produit une constriction (spasme) ou une dilation inadéquates des vaisseaux sans qu’aucune lésion vasculaire organique ne soit décelable. Le terme de vasospasme doit être distingué de celui de vasoconstriction. Dans la vasoconstriction, il s’agit d’une diminution définie et prévue de la lumière vasculaire en réaction à des influences endoou exogènes, qui provoquent une constriction des cellules musculaires lisses. Le terme de vasospasme par contre décrit une réponse excessive à des stimuli vasoconstricteurs (tab. 1 p). Plusieurs mécanismes sont discutés pour expliquer cette réponse vasoconstrictrice exagérée. Des facteurs endogènes, neurogènes, hormonaux ou métaboliques peuvent déclencher une contraction des cellules musculaires lisses des vaisseaux. Dans le vasospasme, cette contraction peut provoquer une occlusion complète de la lumière. Les troubles fonctionnels sont généralement réversibles, les structurels sont par contre irréversibles. Des tableaux mixtes, ou une transition entre troubles fonctionnels et structurels de la microcirculation, sont possibles et typiques précisément du phénomène de Raynaud secondaire dans la sclérodermie généralisée. Nous présentons ci-dessous la vasorégulation physiologique du membre inférieur et discutons la physiopathologie en relation avec les pathologies vasculaires les plus fréquentes telles que l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI), l’insuffisance veineuse chronique (IVC) et la microangiopathie diabétique. Nous décrirons en outre des troubles fonctionnels tels que le phénomène de Raynaud et l’acrocyanose.

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