Cancer de la prostate métastatique options thérapeutiques après hormonothérapie
Author(s) -
Aurelius Omlin,
Moritz Kälin,
Allyson Templeton,
Marc Jungi,
Silke Gillessen,
HJ Graf,
Christian Rothermundt
Publication year - 2010
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2010.07229
Subject(s) - prostate cancer , medicine , cancer , prostate , cancer research
Dans le monde occidental, le carcinome de la prostate est la tumeur maligne la plus fréquente de l’homme. Chaque année en Suisse un carcinome de la prostate est diagnostiqué chez plus de 5000 hommes, et plus de 1300 en meurent. L’urologue Charles Huggins a reçu le Prix Nobel de Méde cine en 1966 pour la découverte de l’effet stimulateur des androgènes, en particulier de la testostérone, sur la mul tiplication des cellules cancéreuses de la prostate et l’in hibition de leur multiplication par exclusion des hor mones sexuelles mâles. Le sevrage d’androgènes par orchidectomie ou analogues de la GnRH est, depuis lors, le traitement de choix pour les patients ayant un carci nome prostatique métastatique. Selon une revue Coch rane, un sevrage hormonal précoce apporte un avantage de survie à 10 ans qui est modeste, mais statistiquement significatif par rapport à un traitement plus tardif (après l’apparition de symptômes). Cet avantage est de 5,5% à 10 ans pour les hommes traités précocement. La décision de la mise en route du traitement se prend au cas par cas en tenant compte de l’agressivité de la tumeur (score de Gleason), de l’âge du patient et des comorbidités en présence. Les effets indésirables du sevrage hormonal doivent également être pris en considération et discutés avec le patient: en plus d’une perte de la libido, d’une dysfonction érectile et des bouffées de chaleur, l’ablation androgénique peut provoquer anémie, ostéoporose, dys fonction cognitive, fatigue, fonte musculaire et augmenter le risque cardiovasculaire [1]. C’est après 20 mois en moyenne qu’apparaît une résis tance au sevrage androgénique qui se révèle en général par une augmentation de l’antigène spécifique de la prostate (PSA). Si malgré la suppression de la testosté rone (<1,7 nmol/l) le PSA augmente ou la tumeur pro gresse, nous parlons depuis peu de «carcinome de la prostate résistant à la castration» (auparavant: carci nome prostatique hormonoréfractaire). Le sevrage hor monal par analogues de la GnRH ou par orchidectomie bilatérale n’aboutit pas à un blocage total des andro gènes, car la testostérone est produite en partie par les surrénales. L’hormonothérapie peut être complétée grâce à des médicaments bloquant le récepteur des androgènes par inhibition compétitive, les anti androgènes. Chez environ un tiers des patients, l’adjonction d’un antiandrogène fait diminuer une nou velle fois le PSA (pour de plus amples informations, nous renvoyons le lecteur par exemple aux recomman dations de l’ASCO, www.asco.org). L’article qui suit dé crit les stratégies diagnostiques, thérapeutiques et pré ventives dans le carcinome de la prostate résistant à la castration.
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