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Les patients cancéreux sont différents
Author(s) -
A Künzler,
H Znoj,
M Bargetzi
Publication year - 2010
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2010.07171
Subject(s) - mathematics
Les cancers forment le deuxième groupe de maladies les plus fréquentes en Suisse. Le risque de souffrir d’un cancer au cours de l’existence est de 50% chez l’homme, de 32% chez la femme, et ces chiffres continueront à progresser avec l’augmentation de l’espérance de vie. Les maladies cancéreuses constituent également la deuxième cause de décès. Subjectivement, le cancer est perçu comme la menace suprême et simultanément comme la maladie contre laquelle les possibilités de protection sont les plus minces (fig. 1x). Le cancer représente pour de nombreux patients un formidable défi psychologique (tab. 1 p). La perception de la maladie repose souvent davantage sur des associations émotionnelles que sur des faits médicaux avérés. Avec le succès croissant des traitements contre le cancer, celuici devient cependant de plus en plus une maladie chronique. Les patients vivent plus longtemps, mais doivent alors fréquemment faire face à de nouvelles difficultés [1–3]. La prévalence des troubles psychiques chez les patients cancéreux oscille entre 25 et 35% dans la littérature. Une étude longitudinale suisse a trouvé, durant la première année qui a suivi le diagnostic, des signes persistants de dépression et d’anxiété ainsi que des symptômes de stress post-traumatique justifiant une prise en charge thérapeutique chez 19% des patients [4]. Etonnamment, on a trouvé des critères de stress psychique encore plus prononcés chez les partenaires que chez les patients eux-mêmes. Une étude transversale zurichoise a brossé un tableau comparable plusieurs années après le diagnostic de cancer [5]. La présente publication montre que le diagnostic de cancer constitue pour de nombreux sujets concernés un cas à part et elle discute les facteurs expliquant ce phénomène. Elle a pour but de faire mieux comprendre au médecin-traitant la situation de ses patients, mais aussi d’améliorer la prise en charge de ceux-ci grâce à quelques conseils utiles dans le contexte de la thérapie anticancéreuse.

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