Effets indésirables cardiovasculaires du traitement médicamenteux monderne du cancer
Author(s) -
S Zbinden,
Monika Bühlmann,
Stefan Aebi,
T. Suter
Publication year - 2010
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2010.07095
Subject(s) - medicine
La mortalité de la plupart des pathologies malignes a continuellement diminué au cours de ces 20 dernières années, notamment grâce à de meilleurs traitements médicamenteux. A part les anticancéreux classiques, cytotoxiques, et les thérapies endocriniennes, les inhibi teurs de signaux sont également utilisés depuis quelques années, en plus ou au lieu des chimiothérapeutiques cytotoxiques. Les cytostatiques tout comme les inhibi teurs de signaux peuvent avoir des effets indésirables cardiovasculaires tels que dysfonction myocardique, is chémie, hypertension artérielle, thromboses et aryth mies, devenant importants dans le traitement préventif surtout, dit adjuvant (tab. 1p). L’incidence de ces effets indésirables augmente du fait que les cancéreux sur vivent actuellement plus longtemps et deviennent tou jours plus âgés, que les inhibiteurs de signaux inhibent des facteurs de survie également dans des cellules non cancéreuses et que le traitement oncologique est sou vent prescrit à long terme. Cet article décrit les effets indésirables cardiovasculaires de nouveaux médica ments oncologiques et évoque brièvement les chimio thérapeutiques toxiques et le traitement oncologique endocrinien. Les mécanismes physiopathologiques des effets indési rables cardiovasculaires sont nombreux et ont fait l’objet de peu de recherches. La dysfonction cardiaque contrac tile par exemple semble avoir deux causes différentes: l’une est une atteinte irréversible des cellules myocar diques, pouvant aller jusqu’à l’insuffisance cardiaque progressive avec pronostic en général mauvais même des années après la chimiothérapie (cardiotoxicité de type 1, typique des anthracyclines), et l’autre une baisse de la contractilité, la plupart du temps passagère, à pronostic apparemment bon (cardiotoxicité de type 2), typique des inhibiteurs de signaux [1]. Mais nous n’avons pas encore de données sur les évolutions à long terme de la cardio toxicité de type 2, observée depuis quelques années seulement. La physiopathologie de l’hypertension secon daire aux inhibiteurs de l’angiogenèse et des thrombo embolies est tout aussi complexe et peu étudiée.
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