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Gynécologie-obstétrique: quo vadis?
Author(s) -
D Surbek
Publication year - 2009
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2009.07039
Subject(s) - status quo , political science , law
Le développement actuel de la gynécologie-obstétrique est remarquable. Deux facteurs essentiels y contribuent: premièrement la spécialisation plus marquée dans les trois secteurs de la discipline, et deuxièmement, la féminisation de la relève médicale. En médecine, ces deux aspects ne sont pas nouveaux, cependant, en gynécologie et obstétrique, ils apportent un dynamisme extraordinaire. La sous-spécialisation dans les trois secteurs que sont la gynécologie et l’oncologie gynécologique, l’obstétrique et la médecine fœtomaternelle ainsi que la médecine de la reproduction et la gynécologie endocrinologique, s’est imposée peu à peu dans les cliniques universitaires de gynécologie et obstétrique en Suisse. Parmi les cinq centres universitaires, quatre sont déjà pourvus de postes de professeurs titulaires en gynécologie et obstétrique dans les sous-spécialités susmentionnées; le cinquième est en cours de transformation structurelle. Non seulement cette sous-spécialisation s’installe dans les centres universitaires, mais peu à peu elle prend place dans les grands hôpitaux cantonaux. Finalement elle contribue à l’intensifier la collaboration avec les disciplines médicales voisines: c’est ainsi que plusieurs centres de traitement spécialisés interdisciplinaires ont été créés. Citons par exemple les centres périnataux (directement rattachés à une unité de soins intensifs néonatologique) et les cliniques du sein interdisciplinaires, qui doivent satisfaire certains critères de qualité (entre autres le nombre de cas traités). Pour les généralistes dans cette discipline médicale, comme le sont la majorité des gynécologues et obstétriciens, ces sous-spécialisations représentent un défi à relever: ils doivent collaborer de façon accrue avec les centres spécialisés dans certains traitements et à développer plus largement le domaine des soins de base en gynécologie et obstétrique. Ces développements ont été inclus dans la révision de la réglementation pour la formation postgraduée dans le domaine du titre de spécialiste FMH en gynécologie et obstétrique, entrée en vigueur il y a deux ans. La formation postgraduée en cinq ans pour le titre de spécialiste FMH en gynécologie et obstétrique a été redimensionnée dans le secteur de l’activité opératoire. Un nouveau titre de formation approfondie a vu le jour: «gynécologie et obstétrique opératoire»; il requiert trois ans de formation supplémentaire. Le contenu des sousspécialisations «obstétrique et médecine fœto-maternelle», «gynécologie oncologique» et «médecine de la reproduction et endocrinologie gynécologique» s’est adapté. La nouvelle structure du titre de spécialiste FMH en gynécologie et obstétrique, ainsi que ses formations approfondies, se mettent peu à peu en place. Au cours de leur formation postgraduée, les médecins assistants et les médecins assistantes bénéficient d’une possibilité plus précoce de s’orienter selon le choix et l’idée qu’ils se font de leur future profession. Sur le plan de la féminisation de la discipline médicale, citée plus haut comme le deuxième facteur de développement, ces adaptations prennent toute leur importance. La relève actuelle est à 80% féminine. Pour permettre la poursuite d’une carrière, il est essentiel de fournir des possibilités de formation postgraduée à temps partiel et de tenir compte des ambitions et des choix en vue des sousspécialisations et des activités prévues en clinique, en centre académique spécialisé ou dans un cabinet privé. A ce niveau, il faudrait que les cliniques de formation en général et les cliniques universitaires en particulier développent et mettent en œuvre des modèles de carrière appropriés. C’est ainsi que la gynécologie-obstétrique exercera à long terme un pouvoir d’attraction élevé sur la relève, majoritairement féminine.

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