La greffe de ménisque simple chirurgie expérimentale ou quand même plus que cela?
Author(s) -
C Mauch,
W Siepen,
NF Friederich
Publication year - 2009
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2009.07003
Subject(s) - philosophy
Les ménisques jouent un rôle essentiel dans la biomécanique du genou. Outre leur fonction d’amortisseurs, ils augmentent la surface de contact entre le fémur et le tibia et améliorent ainsi la répartition des charges. Les ménisques contribuent également à la stabilisation de l’articulation et favorisent la lubrification du cartilage articulaire. Dans la chirurgie moderne du ménisque, on essaie autant que possible d’éviter la méniscectomie totale. Suivant la localisation et la morphologie de la déchirure du ménisque, on préconise la suture méniscale ou l’excision la plus conservatrice possible des parties endommagées. Une opération visant à conserver le ménisque n’est cependant possible que dans à peine 5% des cas. Dans les lésions méniscales complexes et en cas d’échec de la suture méniscale, il peut devenir nécessaire d’exciser une grande partie, si ce n’est la totalité du ménisque atteint. La méniscectomie totale entraîne souvent une dysfonction articulaire et des gonalgies persistantes. La perte du matériel méniscal induit par ailleurs une concentration des contraintes dans la zone centrale du compartiment fémoro-tibial concerné. A long terme, les charges accrues aboutiront à des lésions dégénératives avec développement d’une arthrose secondaire. On se trouve souvent dans une impasse thérapeutique chez les patients symptomatiques à la suite d’une méniscectomie partielle ou totale, surtout s’ils sont jeunes. D’un côté, il s’agit de patients présentant des symptômes qui justifieraient un traitement et d’un autre côté ils sont encore trop jeunes pour une arthroplastie endoprothétique. C’est de ce dilemme qu’est née l’idée d’avoir recours à des allogreffes de ménisque. Les ménisques transplantés sont censés rétablir les rapports de force normaux dans l’articulation du genou, réduire les douleurs et prévenir la progression de la dégénérescence du cartilage articulaire. Les premières greffes méniscales ont été réalisées en 1984 par Milachowski. A l’heure actuelle, plus de 800 allogreffes méniscales ont été réalisées à travers le monde. Nous avons nous-mêmes entrepris à l’Hôpital cantonal du Bruderholz nos premières transplantations de ménisque début 2007 avec le soutien du Prof. R. Verdonk, qui a aujourd’hui la plus grande expérience dans ce domaine en Europe.
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