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Epidémiologie et prévention du mélanome cutané en Suisse
Author(s) -
JeanLuc Bulliard,
R.G. Panizzon,
Fabio Levi
Publication year - 2009
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2009.06809
Subject(s) - medicine
pays industrialisés sont les plus touchées par ce phénomène. Dans ces régions, le mélanome est généralement le cancer qui enregistre la plus forte croissance avec une fréquence qui double tous les 15 à 20 ans. Environ 650 000 individus dans le monde vivent aujourd’hui avec un mélanome (prévalence) [2]. L’incidence de cette maladie varie d’un facteur de plus de 100 entre l’Australie, où l’on trouve les taux les plus élevés au monde (55 hommes et 40 femmes atteintes pour 100 000 habitants par an), et l’Afrique et certaines régions d’Asie [3]. Quelque 160 000 mélanomes sont diagnostiqués chaque année dans le monde, dont un peu plus de 62 000 en Europe [2]. Si ce cancer est généralement plus fréquent chez la femme que chez l’homme en Europe, le contraire est observé en Amérique du Nord et en Océanie [3] (fig. 1 x). Comme il n’existe pas encore de traitement efficace des formes disséminées de cette maladie et que les thérapies ont avant tout une visée palliative, le pronostic vital est sombre lorsque le mélanome est diagnostiqué à un stade avancé. En revanche, la chirurgie guérit souvent le mélanome lorsqu’il est traité à un stade précoce de son évolution. L’épaisseur de la lésion (selon Breslow) est le meilleur prédicteur de la survie. Les dernières séries européennes portant sur des patients diagnostiqués autour de l’an 2000 rapportent une survie à 5 ans de 95% pour les lésions fines (<1 mm) et de l’ordre de 42 à 65% pour les tumeurs épaisses (>4 mm) [4, 5]. Le mélanome cause 40 000 décès par an, dont environ 16 600 en Europe [2]. Bien que la mortalité soit plus élevée dans les régions à forte occurrence de mélanomes, les différences entre pays sont moins marquées que pour l’incidence, et tendent à s’amenuiser [1, 6]. Ainsi, la mortalité par mélanome en Europe de l’Ouest et du Nord dépasse d’environ 50% celle en Europe de l’Est et du Sud; pourtant l’incidence y est 2 à 3 fois plus basse que dans l’Europe de l’Ouest et du Nord (fig. 1). La précocité de détection et, dans une moindre mesure, une consultation et une prise en charge plus rapides peuvent expliquer, du moins en partie, la meilleure survie dans les pays fortement touchés par ce cancer [1] (fig. 2 x). Le mélanome: un problème de santé publique

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