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Traitement de la fibrillation et du flutter auriculaires l'importance de l'ablation par cathéter
Author(s) -
M. Rotter,
D Desalmand
Publication year - 2009
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2009.06772
Subject(s) - medicine
Si le flutter auriculaire est une affection très rare chez le patient jeune, sa prévalence est d’environ 1% chez les plus de 80 ans. Le flutter auriculaire est une tachycardie par macro-réentrée, qui suit des voies de conduction anatomiquement bien déterminées dans l’oreillette droite, autour de la valve tricuspide. Sa fréquence est typiquement de 250 à 300/min. La conduction des impulsions vers le ventricule est en général de 2:1 à 4:1. Le flutter auriculaire est le trouble du rythme le plus fréquent après une intervention de chirurgie cardiaque. Les autres causes de flutter sont principalement lesaffectionsentraînantunedilatation de l’oreillette (hypertensionartérielle, sténosesvalvulaires, embolie pulmonaire, cœur pulmonaire). Les patients avec flutter auriculaire ont un risque nettement augmenté pour le développement ultérieur d’une fibrillation auriculaire. La physiopathologie de la fibrillation auriculaire est principalement identique à celle du flutter, sauf que le facteur sous-jacent du trouble du rythme – l’excitation par réentrée – n’est pas stable dans le temps, ni dans le lieu. Le point de départ de la fibrillation auriculaire se situe la plupart du temps dans la région des veines pulmonaires, plus précisément au niveau de leur abouchement dans l’oreillettegauche.Ces tachycardies focalesnesont pas seulement les facteurs déclenchant de l’arythmie, mais constituent souvent aussi le facteur déterminant du maintien de cette dernière. La récurrence des épisodes de fibrillation auriculaire donne rapidement lieu à un remodelage d’abord électrique, puis progressivement structurel, sous la forme d’une fibrose. Il en résulte la formation de nouvelles zones favorisant la fibrillation auriculaire (nouveaux circuits de réentrée autour des foyers de fibrose) et plus précisément la persistance de celle-ci. La fibrillation est l’arythmie auriculaire la plus fréquente.Saprévalenceaugmenteavec l’âge: elle est d’environ 5% chez les septuagénaires, puis dépasse 10% chez les sujets de 80 ans et même 15% à l’âge de 85 ans. On distingue aujourd’hui trois formes de fibrillation auriculaire:

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