Abandon du dépistage de la toxoplasmose durant la grossesse
Author(s) -
Karima Boubaker,
Patrick Hohlfeld,
Bernard Vaudaux,
HU Bucher,
J Garweg,
Irène Hoesli,
C Kind,
PA Raeber,
C Rudin
Publication year - 2009
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2009.06737
Subject(s) - medicine , gynecology
congénitale. Ces résultats vont dans le même sens que les données réunies dans le cadre de la Swiss Pediatric Surveillance Unit (SPSU) sur l’incidence de la toxoplasmose congénitale symptomatique en Suisse de 1995 à 1998. Ces données montrent que la séroprévalence de la toxoplasmose chez les femmes enceintes diminue régulièrement en Suisse; elle est passée de >50% dans les années 80 à légèrement plus de 30% aujourd’hui. Sur les 73 000 femmes enceintes en une année en Suisse, 130 tout au plus font une toxoplasmose aiguë pendant leur grossesse. A l’heure actuelle, on n’observe plus qu’un cas de toxoplasmose congénitale pour 2300 naissances vivantes et seul un enfant sur 14 000 présente une infection symptomatique à la naissance. A eux seuls, ces chiffres remettent profondément en question la démarche employée jusqu’ici, sous l’angle de l’analyse coût-utilité. Comme l’effet des diverses thérapies considérées comme efficaces chez la femme enceinte et chez le nouveau-né n’a pas été scientifiquement prouvé pour l’instant, s’en tenir à la politique actuelle paraît tout à fait irresponsable, surtout au regard du nombre de futurs parents chez qui l’on provoque des angoisses durant une grossesse et du nombre d’enfants que l’on expose, par un examen intra-utérin, à un risque bien supérieur (une mort fœtale pour cent amniocentèses environ) à celui de la maladie elle-même.
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