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Chirurgie réparatrice dans les lésions des os et des parties molles: entre synthèse et innovation
Author(s) -
Céline Dumont,
Exner Gu
Publication year - 2008
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2008.06502
Subject(s) - political science
constituent une bonne solution [3]. Chez les jeunes patients ayant de gros defects, le lambeau libre reste la technique de choix. Une fois qu’un débridement osseux complet a été réalisé, que le defect a été comblé par un plot de ciment imprégné d’antibiotiques et couvert par un lambeau musculaire, il se forme une membrane à l’interface entre le cimentet lespartiesmolles.Cettemembranecontient des cellules produisant des facteurs de croissance tels que la bone morphogenetic protein-2 (BMP-2) et le transforming growth factor b-1 (TGF b-1) [4, 5]. Après un délai minimum de 6 semaines, on peut retirer leplotdecimentenconservant lamembrane qui s’est constituée à son interface et mettre en place une greffe spongieuse prélevée au niveau de la crête iliaque (exemple n° 1). Cette technique permet d’obtenir un pont osseux de bonne qualité, même en cas de defects supérieurs à 5 cm et sans qu’ilsoitnécessaired’implanterunfragmentosseux vascularisé [6]. Les progrès réalisés au cours des quinze dernières années dans le domaine de la chirurgie réparatrice ont permis de réduire considérablement le recours aux amputations dans les tumeurs osseuses malignes et ouvert la voie à la chirurgie de conservation des extrémités[7]. Une tumeur osseuse, par exemple un ostéosarcome, doit être extraite en bloc avec tous les tissus des parties molles avoisinantes. L’énorme perte de substance osseuse qui en résulte doit ensuite être comblée par un transfert libre de fibula vascularisé lorsque l’articulation de voisinage peut être conservée. La fibula transférée va s’intégrer grâce au rétablissement de la circulation sanguineetadopter lescaractéristiquesqueprésentait l’os d’origine à cet endroit (exemple n° 2). La chirurgie à visée conservatrice des membres n’est malheureusement pas toujours possible. Si le nerf sciatique est par exemple touché par la tumeur, il n’y pas d’autre solution que l’amputation. Mais même dans ces cas, la chirurgie réparatrice peut offrir une solution qui améliorera les capacités fonctionnelles du patient après l’amputation. Un lambeau libre comprenant la plante du pied et le calcanéum peut servir à allonger le moignon et ainsi améliorer la résistance de celui-ci aux La chirurgie réparatrice de l’appareil locomoteur se situe au carrefour des chirurgies orthopédique, plastique, vasculaire et des nerfs périphériques. Elle a pour principe fondamental d’aborder l’extrémité d’un membre comme un organe en soi. La chirurgie orthopédique réparatrice a nettement amélioré au cours des vingt dernières années le pronostic fonctionnel des lésions complexes des parties molles et des os des extrémités supérieures et inférieures. Après un traumatisme grave, dans certaines infections ou maladies tumorales, il faut parfois suturer, fixer ou réparer des vaisseaux, des nerfs, des muscles, les os et/ou la peau, de façon à obtenir une restitution aussi anatomique que possibledestissus.Uneinfectionprofondedel’osaprès une fracture de jambe nécessite par exemple, pour commencer, l’ablation de la partie infectée ou nécrosée de l’os [1]. Dans une seconde étape, on débutera l’antibiothérapieetonprocèderaàuneplastie de couverture. La couverture de l’os par des tissus mous bien vascularisés est le moyen le plus sûr pour permettre la formation d’un cal osseux dans une pseudarthrose septique [2]. Suivant la taille et la localisation de la perte de substance et l’état général du patient, on pourra recourir à des lambeaux libres ou pédiculés. Chez les patients âgés présentant de grosses pertes de substance des parties molles, les lambeaux pédiculés combinés Quintessence ( La chirurgie réparatrice de l’appareil locomoteur a amélioré le pronostic fonctionnel des lésions graves des parties molles et des os des membres. Des techniques dérivées de la chirurgie orthopédique, plastique et vasculaire sont combinées pour développer des solutions innovantes et individuelles pour chaque patient. Ces techniques permettent la reconstruction des parties molles et de l’os après des traumatismes graves, en cas d’infection ou de tumeurs.

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