Doses de radiations ionisantes délivrées par la tomodensitométrie computerisée et risque de cancer secondaire
Author(s) -
Hatem Alkadhi
Publication year - 2008
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2008.06468
Subject(s) - medicine , cancer
Au cours de la dernière décennie, la technique des examens CT a fait des progrès remarquables en comparaison des autres méthodes d’imagerie diagnostique. Malgré ces progrès, le CT délivre tout de même la plus forte dose de radiation effective parmi toutes les techniques radiologiques utilisées [4]. De nombreuses sociétés nationales et internationales, dont certaines en collaboration avec l’OMS, ont défini un standard exigeant que les examens radiologiques ne doivent être effectués que sur la base d’indications cliniques strictes et que la dose appliquée soit, le cas échéant, la plus faible possible pour permettre de répondre à la question clinique posée. Comme le montre la figure 1 x, la dose effective utilisée dans la majorité des examens CT standards a diminué depuis quelques années [5]. On a en effet réalisé que la qualité des images de nombreux examens CT va bien au-delà de ce qui est réellement nécessaire pour assurer un diagnostic fiable. Différentes méthodes ont donc été développées dans le but de réduire la dose d’irradiation due aux CT. On évoquera par exemple la modulation par atténuation automatique du courant dans les tubes, qui permet une réduction de la dose sans perte d’efficacité diagnostique et qui est par conséquent couramment utilisée aujourd’hui dans pratiquement tous les examens CT. Un autre aspect important pour minimiser les doses de rayonnement a trait à la stricte délimitation de la zone radiographiée sur l’axe crâniocaudal (axe z). En se bornant à un examen précis de la région du corps concernée par la question clinique, on évitera ainsi toute irradiation inutile. Si cette stratégie paraît évidente pour le radiologue, elle se heurte malheureusement souvent à des désirs contradictoires chez les médecins prescripteurs (pour ne citer qu’un exemple: «Pendant que tu y es, ne pourrais-tu pas encore jeter un coup d’œil à l’abdomen supérieur?»). Une autre opportunité de réduire l’exposition au rayonnement est en cours d’implantation. Il s’agit de la diminution de la tension appliquée au tube (des 120 kV habituels à par ex. 100 kV). Elle permet de diminuer considérablement les doses chez les patients normalement constitués ou de faiLa question de la relation entre les doses de radiations subies lors d’examens par scanner (CT) et le risque théorique de développer un cancer ultérieur est un sujet d’importance, reconnu par certains médias et par plusieurs publications scientifiques [1]. L’ambition de cet article est de rappeler quelques faits importants concernant les doses de rayonnement auxquelles exposent les examens par CT et leurs conséquences éventuelles et de proposer quelques stratégies susceptibles de minimiser ces risques théoriques.
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