Céphalées et cécité. 1re partie
Author(s) -
D Eschle,
G Jaggi,
HE Killer
Publication year - 2008
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2008.06390
Subject(s) - medicine
Il y a trois bonnes raisons de s’occuper des céphalées, quelle que soit la spécialité dans laquelle on se trouve: – Les céphalées constituent un problème fréquent, puisque la prévalence de la migraine, pour ne citer que cet exemple, atteint 32,6% chez les femmes et 16,1% chez les hommes, selon la population et le groupe d’âge considérés; pour les céphalées tensionnelles, les chiffres publiés sont quelques fois encore plus élevés. Dans ce contexte, il n’est pas rare que le médecin parle avec son patient d’une affection à laquelle lui-même est ou a été confronté. – Il existe des formes de céphalées dangereuses et c’est en définitive ce risque potentiellement sérieux, mais rare, qui amène souvent les patients à consulter un médecin (en plus des souffrances dues aux douleurs). On pense naturellement à certains tableaux fulminants, par ex. les hémorragies sous-arachnoïdiennes (HSA), dont la mortalité et la morbidité neurologique sont considérables, mais il existe aussi des formes nettement plus subtiles. On évoquera les dissections carotidiennes, qui débutent avec des douleurs peu intenses de la région du cou ou de la tête, mais qui peuvent se traduire au bout d’un certain temps par des accidents vasculaires cérébraux; l’artérite temporale peut entraîner une cécité ou des accidents cérébrovasculaires à la suite d’une occlusion artérielle inflammatoire et l’hypertension intracrânienne idiopathique, qui est associée, en l’absence de traitement, à des troubles de la vision peut, elle aussi, aboutir à une cécité. – Les céphalées peuvent aussi parfois être entretenues par des facteurs iatrogènes, par ex. la prescription prolongée d’analgésiques peut contribuer à la chronification de céphalées tensionnelles; les inhibiteurs de l’ovulation accentuent souvent la tendance aux crises de migraine et constituent un facteur de risque pour les thromboses des sinus veineux cérébraux [1].
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