Agression et violence dans le quotidien du médecin. 1re partie
Author(s) -
Jean-Claude Wanner,
R Fischer,
W Tschan
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06235
Subject(s) - art
En général, les victimes de violences, en particulier celles d’origine étrangère, ne viennent pas chez le médecin pour lui parler spontanément de ce problème. Ces patients se présentent souvent avec des plaintes plutôt somatiques, de type céphalées, asthme, troubles gastro-intestinaux ou douleurs chroniques. Les problèmes psychiques se manifestent fréquemment par des troubles dépressifs, une toxicomanie et/ou des troubles anxieux. De nombreux sujets ayant fait une tentative de suicide ont été victimes par le passé de maltraitances et les cas de maltraitances sur les enfants de femmes ayant fait un tentamen ne sont pas rares [32]. On pensera en particulier à ce type d’antécédents si l’on est confronté à certains des signes figurant dans le tableau 6p [33, 34]. S’il se dégage l’impression, lors d’une consultation, qu’une patiente est ou a été victime de violences, on approchera la question avec circonspection et empathie, tout en posant des questions de manière directe et ciblée. Si la suspicion se confirme, on tentera d’évaluer l’étendue du danger pour la ou les victimes, en précisant plus particulièrement les points suivants: la forme et la durée des maltraitances; les blessures objectives (éventuellement cachées sous les vêtements) ou la crainte de retourner au domicile. On pensera aussi à la sécurité des enfants. L’information permettant à la victime de mieux apprécier sa situation constitue un élément Quintessence
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