La prévention des complications cardiaques dans le cadre des interventions de chirurgie extracardiaque
Author(s) -
Giovanna Lurati Buse,
MJ Zellweger,
D. Scheidegger,
MD Seeberger,
Miodrag Filipovic
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06216
Subject(s) - medicine , gynecology
Les accidents cardiaques comptent parmi les complications les plus redoutées après une chirurgie extracardiaque [1, 2]. Ils vont des troubles coronariens aigus à l’infarctus du myocarde proprement dit, en passant par des libérations de troponine (asymptomatiques), des troubles du rythme ventriculaire nécessitant un traitement et une insuffisance cardiaque symptomatique. Leur incidence atteint près de 2% dans une population non sélectionnée de plus de 50 ans [3] et elle dépasse les 20% chez les diabétiques après chirurgie extracardiaque majeure [4]. Les complications cardiaques sont encore plus fréquentes après les interventions de chirurgie vasculaire; l’incidence des syndromes coronariens aigus et des troubles du rythme ventriculaire varie cependant entre 10 [5] et plus de 30% [6], selon les sources et en fonction des définitions utilisées. En cas d’infarctus du myocarde périopératoire, il faut compter avec une mortalité de 15 à 25% [7–9]. Les accidents cardiaques figurent parmi les complications périopératoires les plus importantes dans l’absolu et ils déterminent la morbidité et la mortalité non seulement à court, mais aussi à moyen et à long terme [10–12]. Outre leurs conséquences pour la santé de la personne touchée, ils induisent également des coûts supplémentaires considérables, comme l’a montré une étude américaine qui les a chiffrés à 9980 dollars en cas d’infarctus du myocarde périopératoire [13]. La prévention des complications cardiaques périopératoires joue par conséquent un rôle absolument essentiel. Les stratégies utilisées pour prévenir les complications cardiaques périopératoires englobent une stratification rigoureuse et précoce des risques, le bilan ciblé qui en résulte, un traitement médicamenteux optimal, ainsi qu’un management personnalisé au cours de l’anesthésie, de l’intervention et du suivi en médecine intensive. Chez les patients à risque cardiaque, ce bilan et le traitement médicamenteux qui s’ensuit devrait commencer idéalement plusieurs semaines avant l’intervention. On recherchera avec le même soin d’autres maladies Quintessence
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