z-logo
open-access-imgOpen Access
Sous-alimentation dans les hôpitaux: quand un traitement diététique a-t-il un intérêt clinique?
Author(s) -
Kaspar Berneis
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06191
Subject(s) - int , humanities , medicine , psychology , philosophy , computer science , operating system
De nombreux médecins et fabricants de produits diététiques cliniques savent parfaitement bien qu’environ 20–50% des patients hospitalisés sont en état de sous-alimentation ou en courent le risque [1]. Mais de tels chiffres ne permettent de tirer aucune conclusion sur l’étiologie, pas plus que sur les possibilités de traitement. Les données scientifiques montrent que la prévalence de la sous-alimentation chez les patients ayant un carcinome pancréatique est >60% [2]. Et chez de tels patients précisément, il n’y a malheureusement que peu d’espoir de pouvoir agir sur la maladie de base par un traitement diététique. Ces chiffres ne tiennent pas non plus compte de la volonté du patient: et c’est pourtant elle qui est de prime importance lors de tout traitement diététique. Jouer de manière indifférenciée avec des chiffres sur l’état de nutrition des patients hospitalisés ne sert pas à résoudre le problème: les patients et leurs maladies sont par trop hétérogènes. Enfin le risque existe que ces chiffres fassent l’objet de manipulations, de fausses interprétations et de manchettes honteuses. La sous-alimentation dans les hôpitaux est une chose à prendre au sérieux et elle exige d’être considérée sur un mode différencié. Le fait est que les personnes sont hospitalisées pour toutes sortes de maladies. Beaucoup d’entre elles déclenchent un processus catabolique, entraînant ainsi une augmentation des besoins. Pour quelques maladies, traumatismes ou opérations, ces besoins accrus peuvent être médicalement couverts à bon escient, mais pas pour d’autres. Dans le meilleur des cas, une amélioration de la maladie de base permettra d’améliorer très nettement l’état de nutrition. C’est ce qu’a montré de manière impressionnante le traitement antirétroviral du VIH. Le terme de «wasting disease» a perdu beaucoup de son importance grâce au HAART (highly active antiretroviral therapy), et les études nutritionnelles d’avant le HAART ont montré que les interventions diététiques seules n’ont qu’un effet minime sur la masse maigre et n’ont aucune influence sur la survie (résumé chez Berneis/Utech [3]). Quintessence

The content you want is available to Zendy users.

Already have an account? Click here to sign in.
Having issues? You can contact us here
Accelerating Research

Address

John Eccles House
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom