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Ostéonécrose maxillaire due aux bisphosphonates. Recommandations diagnostiques et thérapeutiques
Author(s) -
A Robertson,
ME Kraenzlin,
HF Zeilhofer,
C Meier
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06187
Subject(s) - medicine
Les bisphosphonates sont utilisés dans l’ostéoporose depuis plus de vingt ans en raison de leur puissant effet inhibiteur sur les ostéoclastes résorbant l’os, et dans le traitement d’autres maladies métaboliques du calcium et de l’os (par ex. métastases squelettiques, hypercalcémie secondaire à des cancers ou maladie de Paget). Ce sont des analogues synthétiques du pyrophosphate. Sur la base de leur structure, il faut séparer les alkylbisphosphonates (clodronate, étidronate) des aminobisphosphonates (alendronate, ibandronate, pamidronate, risédronate, zolédronate), dont les modes d’action moléculaire sont différents [1]. Les alkylbisphosphonates sont métabolisés dans les cellules en analogues toxiques de l’ATP, et agissent donc sur le métabolisme cellulaire jusqu’à l’apoptose des ostéoclastes. Le mode d’action des aminobisphosphonates semble être plus complexe et dose-dépendant. Ils déploient leur effet par inhibition de l’enzyme clé de la voie de l’acide mévalonique (farnésyldisphosphonate-synthétase) et du même fait de la phénylation posttranslationnelle des molécules liant le GTP, indispensables pour la fonction du cytosquelette. Alors que les aminobisphosphonates inhibent la prolifération, la différenciation et la migration des précurseurs des ostéoclastes, les bisphosphonates sans groupe amino n’agissent que sur les ostéoclastes matures [2]. Ce sont aujourd’hui surtout les aminobisphosphonates qui sont utilisés en clinique, à cause de leur affinité élevée pour l’os et de leur puissance antirésorptive. L’effet principal des bisphosphonates repose sur l’inhibition de la résorption osseuse par les ostéoclastes, et l’inhibition du remaniement osseux qui en résulte favorise la production osseuse ou freine les ostéolyses. Sont admis en Suisse pour le traitement de l’ostéoporose postménopausique l’alendronate (Fosamax®, Fosavance®), l’ibandronate (Bonviva®) et le risédronate (Actonel®). Leur efficacité sur la diminution de l’incidence des fractures vertébrales et non vertébrales a pu être confirmée par plusieurs études randomisées et contrôlées [3–10]. Fait intéresQuintessence

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