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Grippe aviaire et vaccin prépandémique: il sera une fois ƒ
Author(s) -
C-A Siegrist
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06167
Subject(s) - medicine
minuer l’impact sanitaire, social et économique d’une pandémie grippale, les experts sont unanimes pour dire qu’aucune mesure n’aurait un impact aussi élevé qu’une prévention vaccinale, même incomplète, à condition que celle-ci soit disponible avant que l’épidémie ne balaie la Suisse en l’espace de quelques semaines. Il faudrait donc pouvoir agir dès l’identification d’un risque pandémique, en phase prépandémique (phase 4–5). Mais les experts s’accordent aussi pour dire que tout ira sans doute si vite que le temps disponible pour induire une protection vaccinale avant l’exposition virale ne dépassera pas quelques semaines. Il faudrait donc avoir sous la main, en Suisse, un vaccin prêt à utilisation en cas de menace de pandémie: un vaccin prépandémique. Est-il possible de se doter d’un vaccin capable de protéger contre une souche virale n’ayant pas encore émergé? Oui, peut-être: grâce aux progrès de la vaccinologie moderne. Celle-ci a en effet établi les liens entre des disciplines distinctes mais convergentes. L’épidémiologie moléculaire a indiqué que le virus H5N1 était le candidat le plus sérieux à une pandémie, la population étant maintenant bien immune contre les H2N2 tandis que les virus H7 ou H9 ne se sont montrés ni très contagieux ni très sévères. La virologie moléculaire a démontré que même les virus ayant subi des mutations considérables conservent un bon nombre de déterminants antigéniques restant inchangés. Quant à l’immunologie moderne, elle a permis l’identification de stratégies permettant d’une part d’induire des réponses vaccinales élargies à des antigènes en partie différents de ceux contenus dans le vaccin et d’autre part des réponses mémoires pouvant être réactivées par des virus ou des vaccins comportant des antigènes un peu différents. L’objectif d’un vaccin prépandémique est donc d’utiliser les souches H5N1 actuellement en circulation pour fabriquer un vaccin qui soit capable d’induire des anticorps et des lymphocytes T capables de neutraliser également des souches H5N1 différentes de la souche vaccinale. Nous savons bien que cela ne va pas de soi, puisque la composition des vaccins contre la grippe saisonnière doit être revue annuellement pour être adaptée aux modifications antigéniques subies par les souches virales en circulation. Il faut donc des stratégies différentes, et l’enjeu est tel (y comÉ D I T O R I A L Forum Med Suisse 2007;7:340–341 340

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